ECOLE
D'AVIATION DE CHASSE

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Aux commandes de l'Alpha Jet -
(PARTIE 2)
Pour les élèves
de l'Ecole d'Aviation de Chasse, il n'existe pas de profil-type.
Mais guidés par leur passion commune, tous ces jeunes aviateurs
font corps pour se soutenir dans le rythme de travail qui leur est
imposé, et dans les moments les plus délicats. Mais
c'est aussi ensemble qu'ils partagent chaque moment de bonheur
Rencontres :
NOSA
Jean
Leymarie a 24 ans. Après l'Ecole de l'Air qui le destine
aux fonctions du commandement, et après 4 mois passés
à Cognac, il est finalement orienté vers la spécialité
NOSA (navigateur officier système d'armes). "En arrivant
à tours, j'étais capable de naviguer en HA/BA à
180kts et de réaliser des percées en Epsilon
Le passage à l'Alpha Jet n'est pas un obstacle en soi, mais
il faut rapidement s'habituer à sa vitesse. A l'EAC, nous
apprenons à être rigoureux et méthodiques, et
la coopération nécessaire au travail en équipage.
Les compétences que nous acquérons pour préparer
et mener les vols sont les pré-requis indispensables pour
gérer un avion d'armes (situation tactique, menaces
)"
"Chaque
vol représente beaucoup de préparation. Les exigences
croissantes au fil des missions nous imposent de toujours anticiper
dans les apprentissages. En termes de sécurité des
vols, même si nos instructeurs en sont les garants, nous devons
être autonomes très rapidement. Nos week-ends sont
de fait très studieux ! La pression est aussi permanente
et à chaque échec, nous mettons en jeu notre carrière
Tant d'éléments accumulés peuvent nous amener
à saturation. C'est là que tout le soutien de nos
camarades compte. Les échanges sont permanents, les petits
coups de main naturels."

"L'encadrement
y compris sait se rendre disponible si nécessaire, à
tout instant ! Chacun de nos instructeurs cherche à tirer
le meilleur de nous. Leur motivation à nous faire sortir
des passes difficiles nous incite à nous surpasser. Chacun
respecte la fonction de l'autre, mais l'ambiance reste fraternelle.
C'est aussi grâce à cette image que les élèves
se montrent présents les uns pour les autres. A l'EAC, la
rivalité n'a pas sa place !"
Elève
Officier du Personnel Navigant
Christophe
Guégan-Quaglia, 21 ans, suit le cursus ORSA (officier de
réserve en situation d'activité) pour devenir pilote
de chasse. "Le passage à Cognac sur Epsilon, ou salon
sur Tucano, nous a confrontés à diverses situations.
Le pilotage de base, l'initiation à la voltige, la découverte
de la patrouille et de la navigation
nous ont donné
une certaine aisance en vol. Nous avons également pris l'habitude
des apprentissages théoriques à haute dose - la formation
actuelle est en phase avec les normes JAR civiles -. L'Alpha Jet
représente une étape supérieure. Le passage
sur le biréacteur est un moment de bonheur unique ; mais
il impose aussi une remise en question de notre niveau de compétence."
Au
sol, la charge de travail est lourde. Outre les préparations
de missions, il faut assimiler, entre autres, l'ensemble des consignes
permanentes de la sécurité des vols ou d'utilisation
terrain, la connaissance de l'appareil
qui représentent
de longues heures à plancher sur le papier. "Chaque
jour, pas à pas, nous progressons jusqu'à une certaine
polyvalence et une certaine autonomie. Les connaissances acquises
à Tours représentent 70% du savoir-faire nécessaire
pour apprendre à tirer (enseigné à Cazaux).
En effet, nous ne perdons jamais de vue pour l'avenir que le pilotage
n'est qu'un moyen d'accomplir une mission."
Le
futur avion d'armes et la future affectation opérationnelle
des jeunes aviateurs de l'EAC sont le point de mire de chacun. Naturellement,
Christophe Guégan compare les performances de son appareil,
"420kts en BA et 280kts en vitesse optimale de montée",
à celles du Mirage 2000 ne laissant aucun doute sur ses préférences
!
Une
élève du 1er EIV
Caroline
Pailler est l'une des jeunes femmes élèves-pilotes
: "Nous sommes préparés dès Cognac aux
investissements que nous devons faire à Tours
sans
compter ! Dès le premier jour, un test d'anglais afin de
nous répartir par escadron. Dans le premier mois, nous travaillons
la théorie avion à l'EETIS, la formation à
l'éjection, le CPUT
Nous réalisons également
5 missions sur simulateur ; à la 6ème, notre parrain
juge si nous sommes aptes au vol. Puis nous sommes affectés
dans l'un des deux escadrons. La pression et la joie se mêlent
pour les premiers vols. Nous essayons de prendre un peu de recul,
notamment en partageant nos impressions avec les promotions plus
anciennes. Le lâcher intervient au 6ème vol."

Caroline
Pailler a traversé une période délicate dont
elle a accepté de nous faire part. "J'ai rencontré
des difficultés en voltige et j'ai eu plusieurs échecs
consécutifs, lors du lâcher secteur et lors d'un bis.
Ce que chacun d'entre nous redoute m'est arrivé : vol de
révision et contrôle d'aptitudes. Dans cette spirale,
on perd vite confiance en soi
Et pendant qu'on stagne, les
copains continuent leur progression ! Mais quand le moral descend,
ceux qui nous entourent savent croire en notre réussite.
J'ai trouvé naturellement près de moi mes camarades
autant que mes instructeurs. L'aide se situe à la fois sur
le plan technique et sur le plan humain. C'est ce qui m'a permis
de retrouver mon énergie positive et de travailler encore
plus pour préparer chaque vol dans le moindre détail
et
depuis, ça gaze ! Aujourd'hui, je sais que je saurais trouver
les mots pour tirer vers le haut un camarade en difficulté."
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