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MAGNY-COURS

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Ballet d'hélicoptères au royaume de la F1 ! -
Le Grand-prix
de France de Formule 1 est étonnamment un événement
aéronautique majeur. Aviaxess, exploitant cette année
l'héliport de Magny-Cours, a recensé 800 mouvements
aériens. La ronde des voilures tournantes est incessante
; leur nombre et leur diversité font le bonheur des spotters.
Franck Anselme,
l'un d'eux, nous fait partager ses journées dans ce ballet
d'hélicoptères.
"Spotter"
Même s'il est assez marginal,
on peut parler d'un mouvement spotter. Créé dans les
années 50 en Angleterre par des passionnés qui notaient
sur des calepins un maximum sur une machine qu'ils avaient déjà
croisée. Leur plaisir était de voir évoluer
les robes, de suivre les bases d'attache, de connaître les
changements de propriétaires
voire les radiations.
Aujourd'hui, les échanges ne sont pas que verbaux. Les appareils
photos et la technologie numérique ont évolué,
les radios ont facilité les choses
Internet est devenu
un fabuleux moyen d'échange !
Lorsqu'on
croise un spotter, d'autres ne sont jamais loin ! Il n'existe pas
de profil-type et la seule passion pour l'aviation rassemble ces
amis qui se retrouvent pour les bons coups. Franck Anselme travaille
dans l'industrie. Ses camarades de jeu : François-Xavier
Simon, Jérôme Mervelet et Emmanuel Person sont étudiants,
commercial et chaudronnier. Ce dernier a même poussé
la passion jusqu'à créer sur Internet la plus grande
base de données sur les hélicos en France !
De
belles images
Franck Anselme
: "Quand on aime, on ne compte pas ! Et l'événement
de Magny-Cours méritait bien 5 jours de vacances rythmés
par le bruit des rotors
de toute sorte. Outre l'incontournable
Ecureuil, dans ses versions mono, biturbines et EC-130 B4, les Bell
206 courts et longs, ainsi qu'un modèle biturbine, un rare
Bell 222, deux Bell 407, deux R44, cinq Dauphin et autant d'EC-120,
deux EC-135, un MD-500 et deux increvables Alouette III. Ces appareils
étaient immatriculés en France, Angleterre, Allemagne,
Suisse, Belgique et aux USA. Le dimanche, jour du Grand-prix, 70
machines se côtoyaient. Parmi elles, le F-GZOO relais télé,
et le F-GIVL équipé de la Wescam, mis en uvre
par la société Skycam, et employé au profit
de la télévision."
"Pour
les images, le choix de l'emplacement dépend de nos zooms
et du type de photos que nous cherchons. Pour les photos en vol,
nous nous postons près de l'axe d'approche. Les appareils
sont relativement lents et bas ; le résultat est assuré
! Les plots de ravitaillement sont un endroit stratégique
où l'on s'affaire autour des hélicos. A Magny-Cours,
c'est aussi l'occasion de voir quelques personnalités dont
un certain Schumacher arrivé à bord du F-GNLT."
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