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DOUANES

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Surveillance aéro-maritime -
La BSA de Hyères
réalise au minimum un vol chaque jour. Les missions de routine
se ressemblent mais chacune d'elle peut receler une mine d'informations
primordiales pour les douaniers. Leur goût de la traque d'une
part, et les enjeux des patrouilles d'autre part, justifient le
travail motivé et rigoureux des équipages qui fait
de chaque mission une mission unique.
Découvrons
à bord du F-406 SURMAR le rôle de chacun des membres
de l'équipage.
Séquence
décollage
Chaque mission débute par le
traditionnel briefing, les missions à profil nécessitant
une préparation particulière. L'intégration
des conditions météo requiert beaucoup d'attention.
Personne ne souhaite un amerrissage forcé faute de carburant
à cause d'une mauvaise évaluation des vents ! La mission
du jour semble compromise par un plafond bas interdisant le décollage
de hyères. L'équipage est optimiste
à
raison puisque le départ ne sera repoussé que d'une
heure. L'objectif de la mission est d'intercepter l'ensemble des
navires venant du Sud-Ouest des Baléares et faisant cap sur
les côtes françaises, la Corse et le Golfe de Gènes.
Le F-406 volera jusqu'à proximité de l'île de
Minorque ; la mission durera 3 heures 30.
Les
4 membres de l'équipage ont revêtu leur combinaison
orange vif, destinée à faciliter leur identification
dans la mer. Sur le parking, les mécaniciens ont préparé
l'appareil n°74. "Dès le retour de mission, nous
reconditionnons les appareils qui sont susceptibles d'être
appelés à décoller en urgence à tout
moment. Le F-406 est un appareil fiable et facile d'entretien, notamment
grâce à ses turbines PT-6 dont la réputation
n'est plus à faire. Nous
prenons en particulier grand soin des équipements de détection".
Pendant que l'un des pilotes réalise la visite avant vol,
le second égraine les premières check-lists. Les deux
opérateurs s'installent également à bord.
Hyères est une base aéronavale
mais les procédures de mise en route, de roulage, de décollage
sont standard. Le F-406 s'aligne, met plein gaz et s'arrache rapidement
de la piste.
Cap au Sud
par la droite et l'avion est dores et déjà en situation
de survol maritime, à quelques centaines de pieds de la mer.
Début
de mission
Le radariste du bord présente
son travail : "Nous laissons, sauf ordre contraire, le contrôle
de nos eaux territoriales aux vedettes et aux hélicoptères.
Nous avons les pattes plus longues et sommes tout désignés
pour les missions lointaines. Sur mon scope radar, je dispose d'une
représentation de la navigation idéale programmée.
J'organise de manière rationnelle le trajet du F-406 autour
de cette ligne afin de contrôler tous les plots. Les pilotes
patrouillent à 300 / 500 pieds, altitude à laquelle
le radar capte efficacement les échos à une dizaine
de nautiques. Je joue également sur les paramètres
de mon écran pour avoir une détection meilleure ou
plus fiable. Mais comme pour mes collègues, mon expérience
d'électronicien de bord dans la Marine est un atout essentiel."
La mission commence véritablement.
Le radariste guide les pilotes sur un premier bateau. A l'il
nu bien souvent, malgré l'horizon brumeux, les deux cochers
cherchent à repérer leur cible au plus tôt.
Parfois une petite remarque salue le vainqueur : "il
de Lynx est en forme aujourd'hui !", esprit aéronautique
oblige ! Le pilote, en place gauche, manuvre et se place en
descente afin de présenter le bateau main droite. Systématiquement,
le chef de bord prend une photo et annonce le nom du bateau, sa
position, son cap, sa vitesse, évalue sa taille
Une
description exhaustive dès le premier passage !
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