Vol
à Voile

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Les premiers pas dans l'activité -
Le vol à
voile, une activité de paradoxes ? Un point de vue attesté
par la détermination des pilotes qui s'évertuent à
faire voler un avion
sans moteur ! Le planeur est aussi une
activité peu onéreuse et accessible dès le
plus jeune âge, donc à la portée du plus grand
nombre. Et pourtant, la discipline est des plus exigeantes. C'est
sans doute dans ce rapport facilité d'accès / pilotage
de rigueur et de défi, que se résume l'attrait du
vol à voile.
Un instructeur
nous invite à faire les premiers pas dans le vol à
voile.
Apprendre
Dès
15 ans, il est possible de prendre les commandes, et même
de réaliser le premier vol solo. De confidence d'instructeur,
plus le pilote est jeune, plus la formation est rapide, si évidemment
l'élève est assidu. Les tarifs sont variables suivant
les clubs, mais ces derniers, tout comme la fédération
française de Vol à Voile, peuvent aider financièrement
les élèves, en fonction de leur activité. Il
faut aussi compter sur les deux modes de lancement possible : catapulte
ou remorquage par un avion. Evidemment, le matériel employé
entre également en ligne de compte. Au final, après
la visite médicale d'aptitude au pilotage, chez un médecin
agréé, il faudra prévoir un budget de 1500
à 2000 € pour l'obtention du brevet (dès 16 ans).
Bien
entendu, le vol à voile reste une activité contraignante
dont l'objectif est l'autonomie, et l'enjeu, la sécurité.
Une des premières difficultés est sans doute l'accoutumance.
En particulier pour un "ex-terrien" qui va passer des
heures à tenter "d'accrocher", les longs moments
passer à tournoyer dans les spirales ne laissent pas toujours
la meilleure impression ! Une phase d'autant plus courte que la
météo est favorable à l'assimilation des sensations
: le vent fort des Alpilles se révèle riche d'enseignements
rapides comparé à la météo rencontrée
dans les clubs de pleine. Quoi qu'il en soit, comme pour tout apprentissage,
le planeur exige de nombreuses répétitions.
Si
le pilotage ne présente pas de piège, la phase d'atterrissage
est particulièrement critique. Et les éducatifs doivent
nécessairement s'enchaîner.
Car
en planeur, pas question de remettre les gaz ! Pas question d'être
trop long ou trop court. Alors visualiser et intégrer la
bonne pente, l'angle de plané, l'aboutissement occupent une
bonne place dans la formation initiale. Un bon point décerné
au motoplaneur qui permet les mises en situation plan haut ou plan
bas. Il représentera également un gain de temps pour
reprendre l'air et enchaîner les approches. Avec un remorqueur
ou une catapulte, il faudra compter sur une équipe au sol
motivée et dynamique !
Il
faut le reconnaître, la formation initiale peut se révéler
une tâche ingrate, soumise aux aléas de la météo.
L'attente et toute l'aide des autres pilotes du club au sol font
partie du quotidien. Il reste également à potasser
le guide du pilote de planeur, en vue de passer l'examen théorique
(dans le district aéronautique le plus proche). 20 à
25 heures en double-commande et en solo seront nécessaires
à l'obtention du brevet planeur.
Progresser
Dès que le pilote est capable d'atterrir et de décoller
en sécurité, il n'est pas à la fin de son apprentissage.
Et tout vélivole le dira : quand on vole avec les éléments,
rien n'est jamais acquis et c'est de défi en défi
que chacun construit son expérience. Le premier jeu consiste
à garder le local du terrain finesse 10 (taux de descente
pur), ou visuel. Puis, selon la machine, le néophyte désormais
débrouillé étant capable d'accrocher, il pratique
le local élargi. C'est le début des véritables
déplacements, tout en sachant revenir se poser sur son terrain.
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