www.net-aviation.com

Accueil > Reportages > Vol à Voile, les premiers pas dans l'activité - (page 1/2)


 

 

REPORTAGES
 

Vol à Voile

- Les premiers pas dans l'activité -

Le vol à voile, une activité de paradoxes ? Un point de vue attesté par la détermination des pilotes qui s'évertuent à faire voler un avion… sans moteur ! Le planeur est aussi une activité peu onéreuse et accessible dès le plus jeune âge, donc à la portée du plus grand nombre. Et pourtant, la discipline est des plus exigeantes. C'est sans doute dans ce rapport facilité d'accès / pilotage de rigueur et de défi, que se résume l'attrait du vol à voile.

Un instructeur nous invite à faire les premiers pas dans le vol à voile.

 

Apprendre

Dès 15 ans, il est possible de prendre les commandes, et même de réaliser le premier vol solo. De confidence d'instructeur, plus le pilote est jeune, plus la formation est rapide, si évidemment l'élève est assidu. Les tarifs sont variables suivant les clubs, mais ces derniers, tout comme la fédération française de Vol à Voile, peuvent aider financièrement les élèves, en fonction de leur activité. Il faut aussi compter sur les deux modes de lancement possible : catapulte ou remorquage par un avion. Evidemment, le matériel employé entre également en ligne de compte. Au final, après la visite médicale d'aptitude au pilotage, chez un médecin agréé, il faudra prévoir un budget de 1500 à 2000 € pour l'obtention du brevet (dès 16 ans).

Bien entendu, le vol à voile reste une activité contraignante dont l'objectif est l'autonomie, et l'enjeu, la sécurité. Une des premières difficultés est sans doute l'accoutumance. En particulier pour un "ex-terrien" qui va passer des heures à tenter "d'accrocher", les longs moments passer à tournoyer dans les spirales ne laissent pas toujours la meilleure impression ! Une phase d'autant plus courte que la météo est favorable à l'assimilation des sensations : le vent fort des Alpilles se révèle riche d'enseignements rapides comparé à la météo rencontrée dans les clubs de pleine. Quoi qu'il en soit, comme pour tout apprentissage, le planeur exige de nombreuses répétitions.

Si le pilotage ne présente pas de piège, la phase d'atterrissage est particulièrement critique. Et les éducatifs doivent nécessairement s'enchaîner.

Car en planeur, pas question de remettre les gaz ! Pas question d'être trop long ou trop court. Alors visualiser et intégrer la bonne pente, l'angle de plané, l'aboutissement occupent une bonne place dans la formation initiale. Un bon point décerné au motoplaneur qui permet les mises en situation plan haut ou plan bas. Il représentera également un gain de temps pour reprendre l'air et enchaîner les approches. Avec un remorqueur ou une catapulte, il faudra compter sur une équipe au sol motivée et dynamique !

Il faut le reconnaître, la formation initiale peut se révéler une tâche ingrate, soumise aux aléas de la météo. L'attente et toute l'aide des autres pilotes du club au sol font partie du quotidien. Il reste également à potasser le guide du pilote de planeur, en vue de passer l'examen théorique (dans le district aéronautique le plus proche). 20 à 25 heures en double-commande et en solo seront nécessaires à l'obtention du brevet planeur.


Progresser

Dès que le pilote est capable d'atterrir et de décoller en sécurité, il n'est pas à la fin de son apprentissage. Et tout vélivole le dira : quand on vole avec les éléments, rien n'est jamais acquis et c'est de défi en défi que chacun construit son expérience. Le premier jeu consiste à garder le local du terrain finesse 10 (taux de descente pur), ou visuel. Puis, selon la machine, le néophyte désormais débrouillé étant capable d'accrocher, il pratique le local élargi. C'est le début des véritables déplacements, tout en sachant revenir se poser sur son terrain.

1 - 2
[ page suivante >> ]