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REPORTAGES
 

ULM

- De l'émotion de découvrir au plaisir de prendre les commandes -


De tous les engins volants, l'ULM est sans doute celui qui se rapproche le plus des appareils des pionniers de l'aviation. Mais un Ultra Léger Motorisé n'est pas seulement l'assemblage de quelques bouts de tube, d'un petit moteur et d'une aile… Les performances de certains d'entre eux dépassent même celles des avions de tourisme traditionnels.

Nous vous proposons de découvrir le plaisir du vol ultra-léger et son esprit en pleine mutation.

 

Présentation générale
Sous la dénomination d'Ultra Léger Motorisé sont regroupées 5 catégories d'aéronefs différents dont les points communs sont les normes physiques : la puissance, la masse maxi, le cas échéant la vitesse de décrochage. La législation répond à la recherche de la sécurité qui justifie des normes visant une énergie globale faible.

- Classe 1 : le paramoteur. Un monoplace est limité à 45kW / 300kg ; un biplace à 60kW / 450kg.
- Classe 2 : le pendulaire. Il est soumis aux mêmes normes qui peuvent être augmentées si l'appareil est doté d'équipements spéciaux tels que des flotteurs. La vitesse de décrochage ne doit pas excéder 65km/h (la charge alaire à masse maxi est inférieure à 30kg/m²).
- Classe 3 : le multi-axes qui répond aux mêmes normes. Seul le principe de fonctionnement diffère du pendulaire.
- Classe 4 : l'autogyre. Les conditions de masse sont identiques, la puissance maxi est 60kW pour les monoplaces et 80kW pour les biplaces. La charge exercée sur le disque rotor à masse maxi est comprise entre 4,5 et 12kg/m².
- Classe 5 : l'aérostat ultra-léger qui s'inscrit dans les normes de puissance de la classe 4. Le volume d'hélium est limité à 900m3, celui de l'enveloppe d'air chaud à 4000m3.
Dans le cadre de ce reportage, nous nous intéresserons exclusivement aux pendulaires et aux 3-axes. Ce dernier suit les lois aérodynamiques qui s'appliquent aux avions classiques.

Il est doté de gouvernes permettant d'agir sur le tangage, le roulis et le lacet. Extérieurement, il est de plus en plus fréquent de ne pouvoir déterminer si un appareil appartient ou non à la catégorie ULM. Certains constructeurs définissent même, autour d'une même structure, des versions " classiques " et des versions ultra-légères. Des compromis technologiques confèrent des performances remarquables à ces appareils. Chez Dyn'Aéro par exemple, l'adoption de volets à double-fente a procuré à un appareil des performances telles qu'il put s'inscrire dans le cadre strict des normes ULM. La gamme des 3-axes constitue une alternative intéressante pour les aéroclubs. Ils permettent au pilote d'appréhender à moindre coût le pilotage classique, en parfaite sécurité. De l'appareil-école, aux performances pures limitées, mais rustique et jouissant d'un comportement sain, à l'appareil de loisir, voire de voyage, il n'y a qu'un pas. Une alternative qui pourra permettre au pilote d'avion léger de découvrir de nouvelles sensations… et un esprit de liberté.

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