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REPORTAGES
 

"Au début, Jérôme Guglielmi a su me faire acquérir de nombreux savoir-faire techniques, en biplace. Puis je me suis lancée dans les enchaînements de figures. A la suite, bien que préparée à prendre les commandes en solo, cette phase nécessite de reprendre la base avant de pouvoir se consacrer à la préparation des programmes connus et libres. Une partie de ce travail se fait d'ailleurs au sol. Faisant partie du pôle France, je bénéficie de tarifs qui me permettent de participer à un maximum de stages. La voltige reste un sport cher et la compétition nécessite des entraînements fréquents que les subventions allouées au pôle France rendent possibles. Enfin, Dijon-Voltige, c'est aussi une grande cohésion dans l'équipe malgré nos différences… Que du bonheur !"

 

Deux rencontres

C'est au cours d'une séance de… trampoline ! que nous avons rencontré Simon Roy.
"Jérôme Houdier nous forme au trampoline, notamment en hiver. Cela peut paraître surprenant. Cependant, si le trampoline n'est pas indispensable à la pratique de la voltige, même au plus haut niveau, il n'apporte que du bonus, tout particulièrement en termes de recherche de repères visuels. C'est aussi une activité très agréable !"

"L'aviation est une passion : j'étais pilote privé avant d'avoir conduit une voiture ! J'aime tout particulièrement ne pas voler à plat et j'aime l'aspect compétition. J'ai aujourd'hui 28 ans et cela fait 6 ans que je me suis lancé dans la compétition. Les possibilités de Dijon-Voltige encadrement et appareils, m'ont attiré. Depuis 1998, j'ai acquis plusieurs titres. En 2001, 3ème aux championnats d'Europe, j'ai aussi eu la chance d'intégrer l'équipe de France advanced. Mes vacances sont intégralement consacrées à mes entraînements : les 3 stages en équipe de France s'ajoutent à ceux du club."

"Les qualités requises sont avant tout la motivation alliée à l'envie de gagner, indispensables pour parer à la fatigue physique et à la pression psychologique. Il faut aussi connaître sa machine et combiner des gestes énergiques et précis. L'habitude de l'entraîneur qui connaît nos défauts, et son coup d'œil d'expert nous sont indispensables. La voltige est certes un sport individuel, mais pas un sport de solitaire ! Quant à l'esprit d'équipe, il n'est pas qu'une légende. Ceux qui ne volent pas prennent soin de s'occuper des tâches annexes au pilotage - comme la préparation de l'avion avant le vol - et le compétiteur peut pleinement se concentrer sur sa prestation. C'est sans doute pour cela que nous avons plaisir à nous retrouver en dehors des compétitions !"

Jérôme Guglielmi joue un rôle central dans le club. Si le personnage est sympathique et proche de ses élèves, il n'en est pas moins un technicien expérimenté… tout le talent d'un " faiseur de champions " !

"En aéronautique, les réglementations sont très strictes. La voltige, c'est donc la liberté d'exprimer son pilotage dans ce cadre réglementaire, ou la manière la plus sûre d'exploiter toutes les capacités de son avion."

"Mon premier vol fut celui des sélections de l'armée de l'air. N'ayant pas été retenu, je ne voulais plus entendre parler d'aéronautique. Ce ne fut qu'un passage, je me suis rapidement lancé dans le pilotage avec pour objectif l'instruction. Formé à Auch, j'ai ensuite donné des coups de mains à Charleville, et m'investissant de plus en plus, j'ai proposé d'y faire occasionnellement de l'instruction à la voltige. Mon idée a été retenue et j'ai obtenu des subventions pour ma formation. J'ai intégré le SEFA où 'Coco' Bessière m'a permis d'enchaîner les deux cycles de voltige en 5 semaines ! J'ai pu organiser des stages à Reims, ou en louant temporairement des CAP 10. Au rythme des opportunités, j'ai progressivement construit mon expérience pédagogique. Employé par le club de Brive, je me suis simultanément lancé dans la compétition. A l'été 1999, Christine Zanetta-Génin m'a présenté son projet. Assurant la transition à Brive, j'ai finalement intégré Dijon-Voltige en 2000. Nous avons d'ailleurs dû patienter encore quelques mois avant de recevoir notre biplace CR 100 et nous lancer dans l'aventure !"

"Mon rôle d'instructeur me tient particulièrement à cœur et la voltige est avant tout une passion que j'ai envie de partager. Il me semble nécessaire, pour un enseignement de qualité, de ne pas se surpasser. J'ai pris le temps de construire mon savoir-faire pédagogique en franchissant les étapes progressivement. Au début, je me limitais au 1er cycle. Avec les conseils avisés de Georges Muzergues, mon expérience a pu s'étendre jusqu'au Sukhoï du club de Brive ! Chaque fois que c'était possible, j'ai suivi des instructeurs plus expérimentés. Mais apprendre le métier d'entraîneur passe aussi par la connaissance de ses élèves, de leur sensibilité, de leur défaut et point forts. Le reste réside dans la capacité à adapter sa pédagogie à chaque élève, et non l'inverse !"

Certes le palmarès du club, fréquemment classé 1er par équipe lors des compétitions, ne tient pas qu'au talent de l'entraîneur. Jérôme Guglielmi sait amener chaque pilote à donner le meilleur de lui… et la formule fonctionne !

L'esprit de Dijon-Voltige peut être résumé ainsi : entraide entre les pilotes, en bonne sympathie… mais que le meilleur gagne ! Ceci n'est pas antinomique comme le prouve Jérôme Guglielmi, entraîneur et lui-même compétiteur, et dont l'objectif est de donner à ses élèves les moyens de le battre.

A coup sûr, des membres de Dijon-Voltige monteront sur les podiums des différentes compétitions de l'été. Une structure particulièrement bien encadrée dont l'objectif est de favoriser l'accès à la voltige aux jeunes, et aux jeunes femmes en particulier, avec succès !

 

L'équipe net-aviation

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