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Leurs performances font également
de ces appareils de bons avions de compétition. Si le CAP
10 est le plus célèbre, Dijon-Voltige utilise un CR
100.
Le 1er cycle comprend toutes les figures
de base en voltige positive. Boucles, tonneaux et leurs multiples
combinaisons, rétablissements, renversements
sont autant
de termes récurrents. Les manuvres de sécurité
comme les vrilles sont également au programme. En toute logique,
le second cycle aborde la voltige en négatif et des figures
qui suscitent parfois l'incrédulité des pilotes, comme
les tonneaux en virage
dans tous les sens possibles ! La réflexion
au sol joue un rôle primordial.
En
compétition, différentes catégories. La coupe
"espoir" correspond au 1er cycle, la "Desavois"
au 2nd. Jusqu'au championnat de France 2 les avions sont biplaces.
La coupe "Doret" se joue en monoplace (la division en
2 catégories : +/- de 260cv tend à disparaître).
Le championnat de France 1 correspond à la catégorie
internationale. A nouveau, deux classements : "advanced",
pour les avions les moins performants et plus accessible aux pilotes
-tout en restant une compétition de très haut niveau
!-, et "unlimited" dans laquelle les pilotes jouissent
d'une fréquence d'entraînement quasi-professionnelle
(équipe de France A). Pour chacune de ces compétitions,
un classement général et un classement par programme.
En effet, chaque épreuve comprend
trois volets : un programme connu, présenté aux compétiteurs
6 mois à l'avance, et un programme libre défini par
le pilote avec l'aide de l'entraîneur. Reste un programme
inconnu, établi par les juges jusqu'au niveau Doret, et conçu
au niveau international à l'aide d'enchaînements proposés
par les compétiteurs aux organisateurs. Confidence d'un pilote
"inter" : "Nous proposons des enchaînements
délicats, auxquels nous nous entraînons, afin de mettre
en difficulté les autres concurrents
qui jouent aussi
le même jeu ! Un entraînement intelligent et une bonne
capacité de réflexion et de représentation
dans l'espace sont indispensables !".
Les
deux notions incontournables sont l'énergie et le box, intimement
liées l'une à l'autre pour un vol réussi. Le
programme est inscrit dans un volume de 1km cube, ou plus précisément
dans un cube de 3000 pieds de côté.
Ce
qui peut sembler grand depuis le sol peut devenir court en l'air,
à 300 km/h. A prendre en compte également, les conditions
météo (température et vent), et l'altitude
de départ qui déterminera toute la suite du programme.
Ne pas dégrader son énergie dans un enchaînement
qui descend, et savoir exploiter l'ensemble de l'espace pour un
rendu dynamique, esthétique et technique aux yeux des juges,
c'est en ce sens que travaillent les voltigeurs.
Pôle
France féminin
Christine
Zanetta-Génin est à l'origine du pôle France
de voltige. Dijon-Voltige devait permettre de préparer des
jeunes femmes à accéder en équipe de France.
Mis sur pieds en 1999, le pôle n'a profité de ses pleins
moyens que l'année suivante avec l'arrivée de son
entraîneur : Jérôme Guglielmi. Christine Zanetta-Génin
"J'avais déjà croisé Jérôme
lors de compétitions. Claude Bessière, entraîneur
de l'équipe de France, me l'avait chaudement recommandé.
Je l'ai donc contacté afin de m'aider à sélectionner
les futures compétitrices. Sur une centaine de dossiers,
nous avons retenu 25 postulantes. Nous les avons mises en situation
et les avons évaluées sur la restitution de figures
et sur leur esprit de groupe notamment. Quatre furent retenues et
en 2000, 3 d'entre elles firent des podiums et furent sélectionnées
pour le niveau supérieur. Des débuts prometteurs en
somme !"
De
nouvelles sélections permettent de recruter de nouvelles
jeunes femmes. Venant d'un peu partout en France, 9 d'entre elles
suivent régulièrement les stages d'entraînement,
quand leurs obligations professionnelles le leur permettent. Un
travail rigoureux autorise une progression rapide. En 2004, Caroline
Gain évoluera en championnat de France biplace ; Bénédicte
Blanchard intègrera le coupe Doret sur CAP 231. Armelle Affouard,
quant à elle, recrutée par les cadets d'Air France,
possède une chance sérieuse pour le championnat de
France advanced. Et sur les confidences de Jérôme Guglielmi,
ce petit groupe mixte et particulièrement soudé ne
laisse pas indifférents les autres concurrents : en compétition,
les femmes sont relativement peu nombreuses, mais sont aussi performantes
que les hommes !!!

Céline Sapède, 26 ans,
auxiliaire d'intégration scolaire et vivant à Salon-de-Provence
- une ville qui comme Dijon est une ville aéronautique forte
- nous a relaté son expérience
"Je vole depuis l'âge de 15 ans, j'ai été
brevetée à 17, à 18, j'ai pratiqué le
vol à voile. En 1997 j'ai participé à un stage
de voltige et le virus m'a pris. Après une première
rencontre avec Christine Génin, j'ai passé les sélections
avec succès et j'ai intégré l'équipe
début 2001. J'ai consacré cette année à
mon entraînement. En 2002, j'ai remporté la coupe de
France espoir à Figeac. En 2003, j'ai obtenu la note de 6,99
en Desavois, qui au centième près, m'interdit la catégorie
supérieure, mon objectif pour la saison 2004. Evidemment
je désire passer le plus rapidement aux commandes d'un monoplace
! Un vol en Su-29 n'a d'ailleurs fait qu'attiser mon envie !"
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