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Mathieu : "Une fois par mois,
les simulations de combat sont plus poussées et regroupent
plusieurs escadrilles. Tous les 6 mois, un exercice régimentaire
a lieu comprenant un thème tactique plus complexe. Régulièrement,
mais plus rarement des mises en situations globales sont réalisées.
Elles regroupent un maximum de moyens des différentes armes
et intéressent généralement d'autres pays amis
en tant que participants ou observateurs. Il reste enfin les échanges.
Le 1er RHC y participe avec un homologue polonais. Des exercices
voient coopérer ou s'opposer les Gazelle et Puma aux Mi24
et Mi8. D'ailleurs certains de nos pilotes ne se sont pas remis
d'avoir pu voler à bord d'hélicoptères ennemis
légendaires !"
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1er RHC
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Frank : "Chaque exercice revêt
une dimension particulière. Nous sommes en conditions réelles.
A la base, la piste réalise des entretiens du 1er échelon
(entretien courant et reconditionnement des machines). Nous avons
le confort du hangar et notre matériel à portée
de main. Dans la verte, nous réalisons les mêmes opérations
mais dans l'urgence : les machines doivent en permanence être
prêtes à partir, et ce, quelles que soient les conditions
météo ou l'heure
Nous sommes en complète
autonomie et nous devons aux équipages, ne serait-ce qu'avec
une simple caisse à outil, de pouvoir maintenir leur machine
en état de vol en garantissant leur sécurité."
Jean-Louis Douez : "La vie en
régiment est marquée par nos absences. Notre métier
comprend des contraintes et nous n'avons souvent nos ordres de détachement
qu'au dernier moment. Dans l'ALAT, nous sommes tous soudés
car conscients que chacun n'est rien sans les autres. Nos mécanos
font un travail remarquable avec des machines âgées
de 30 ans mais qui, grâce à eux, n'accusent pas le
poids des années. Nous retrouver entre nous est très
favorable à l'esprit d'équipe qu'il est indispensable
d'avoir, notamment en Opex où s'ajoutent le risque et l'éloignement
de nos familles."
Les entraînements
qui marquent
Les grandes manuvres sont toujours
des événements marquants, pas seulement par la chaleureuse
ambiance qui les entourent, mais aussi par les situations inhabituelles
auxquelles elles confrontent les équipages
"comme
à la guerre" !
Stéphan Franco : "Les
manuvres sont riches d'enseignements pour les jeunes pilotes.
Antares fut le premier exercice majeur auquel j'ai participé.
Un scénario complexe, s'inspirant souvent de l'actualité
est mis sur pied. On nous explique les contextes, tenants et aboutissants
d'un conflit naissant. L'ALAT est envoyée à la rescousse
! Dans les plus brefs délais, le régiment doit être
opérationnel sur le terrain. Le chef de corps installe un
Poste de Commandement sur le terrain ; les escadrilles sont réparties
dans des olives (secteurs attribués à chaque escadrille
et disposés en pétales autour du PC à une vingtaine
de kilomètres). Rien n'est prévu sur place et c'est
dans l'urgence que le commandant d'escadrille organise son détachement.
Il lui faut notamment s'assurer que les communes concernées
peuvent accueillir les machines, éventuellement proposer
un gymnase ou une salle des fêtes aux hommes, trouver un terrain
de poser
Un convoi roues part en parallèle des hélicos.
Eléments mécaniques, carburant, armes, équipements
de vie, vivres
rien ne doit être oublié. Avant
même d'être installés, on prépare les
machines à une alerte possible."
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http://www.littlevanhoute.fr.st/
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Benjamin Dhouailly
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"Le rythme est de 2 à 3
missions de jour, et bien souvent de nuit. Il n'est pas naturel
de se réveiller à 2 heures du matin, de se lever déjà
équipé du lit picot et de courir sur quelques centaines
de mètres jusqu'aux machines avec casque lourd, FAMAS (fusil
d'assaut français), ANP (Appareil Normal de Protection, traduisez
masque à gaz !). On s'installe aux commandes en se préparant
à un vol sous JVN. Le chef de bord a assisté au briefing,
il n'a pas encore toutes les informations, elles ne nous arriveront
qu'en vol. Malgré tout, l'entraînement et la motivation
nous permettent d'être dans le coup très rapidement."
Ce
qui peut paraître naturel pour un pilote de l'aéronautique
navale ne l'est pas forcément pour un pilote de l'ALAT. Fréquemment
envoyés dans des pays étrangers, le bateau est un
moyen de transport incontournable. Voici comment se passe une qualification
appontage sur TCD (Transport de Chalands de Débarquement).
"Il existe pour nous 4 qualifs
appontage Jour2 et Nuit2 correspondant aux grosses plates-formes,
et Jour1 et Nuit1 pour les plates-formes exiguës. Les pilotes
de l'ALAT sont tous qualifiés J2, valable à vie, mais
renouvellent régulièrement les entraînements.
Une qualification, c'est 12 appontages - avec débriefing
au bout de 6 - avec un moniteur. La première approche est
impressionnante. On voit la mer qui défile, on s'approche
en ralentissant et le bateau avance bon train. Quand on se retrouve
au-dessus de la plate-forme, on a l'impression d'être sur
la terre ferme. C'est en tout cas ce que je me suis dit le premier
jour : la mer était calme ! Le poser dans l'axe et l'approche
sous 45° ne furent pas au programme. Nous nous présentons
dans l'axe mais décalé par rapport au navire. Nous
contactons Avia qui nous guide, puis suivons scrupuleusement les
indications du chien jaune : nous translatons et marquons un stationnaire
par rapport au bateau. Pour apponter, il faut aller chercher le
bateau et se poser franchement afin de ne pas subir ses mouvements.
J'ai effectué mes 6 derniers appontages le lendemain
la mer était bien agitée ! J'ai désagréablement
retrouvé les impressions de mes premiers vols à Dax,
les efforts de concentration et la chemise qui se mouille ! Visiblement
pour mes collègues de la Navale, le bateau était stable
!"

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Benjamin Dhouailly
L'Aviation
Légère de l'Armée de Terre est une cinquantenaire
qui s'apprête à prendre un coup de jeune ! S'il est
vrai que ses équipements vieillissent, elle n'est pas pour
autant une force à l'abandon. De nombreux efforts sont fournis
pour que ses machines puissent assurer leurs missions un peu partout
dans le monde dans de bonnes conditions. Et si l'ALAT s'entraîne
effectivement à faire la guerre, son activité principale
fait d'elle une des premières forces d'interposition à
uvrer en faveur de la paix. 50 années de savoir-faire
qui pourront pleinement s'exprimer à l'arrivée de
la relève impatiemment attendue
Déjà
le rugissement du Tigre se fait entendre dans le sud de la France
où l'école franco-allemande n'attend plus que ses
premières machines !
L'équipe
net-aviation
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