LE
PARAPENTE

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SUSPENDU AUX COMMANDES -
Le parapente
est la preuve que l'aviation est un sport. En pleine expansion,
ses adeptes le pratiquent désormais en tout endroit où
relief et aérologie le permettent. Recherche de sensations,
de liberté, de cohésion avec la nature
ses raisons
de plaire sont multiples. Le parapente a cet avantage qu'il est
facile d'accès et peu onéreux pour un sport aérien.
Un promontoire, des mouvements d'air, élancez-vous et volez
! Il reste que son pilotage est un art dont l'objectif est de rester
en l'air, puis de se déplacer, voire de voltiger ! , ceci
en toute sécurité.
Premier
contact
Certaines
images laissent parfois rêveur
Quelques dizaines d'ailes
tournoyant dans le ciel. En toile de fond des glaciers, des pentes
rocheuses, en contrebas des forêts de conifères
Quelques rapaces se mêlent parfois au ballet. Des organismes
proposent pour une soixantaine d'euros un baptême en tandem.
Les aires d'envol sont souvent peuplées
de curieux - le spectacle est magnifique - de férus, et de
ceux qui souhaitent franchir le pas. " Attention ! ".
Un cri lancé assez surprenant avertit de l'arrivée
imminente d'un parapentiste. Passant au ralenti à 3 mètres
du sol, il s'enfonce lentement et le contact est d'une délicatesse
rassurante. Michel est moniteur. Il prend en charge ses passagers
en répondant simplement à leurs questions et les encourage
à observer ses congénères, et le plaisir qu'exprime
chacun à son retour au sol. Le passager est équipé
d'un harnais dont deux sangles passent sous les cuisses. Deux mousquetons
solidarisent le pilote placé dans son dos.
"Le plus dur pour moi, c'est
de dresser correctement la voile. Après, nous nous élançons
en courant aussi vite que possible. Ce qui surprend la première
fois, c'est la résistance de la voile : il faut forcer sur
les jambes ! On court même parfois encore dans le vide ! Puis,
après s'être confortablement assis, il faut trouver
de quoi tenir en l'air. Au départ des deux Alpes, soit nous
plongeons vers le flanc de montagne exposé au soleil et où
on trouve les courants chauds, soit nous passons sur l'autre flanc
où le vent plus fort nous fait gagner en portance".
En l'air la position est confortable,
une fois acceptée l'idée d'être assis les fesses
dans le vide. Le vent siffle agréablement dans les oreilles.
Sans élever la voix, le moniteur explique ses actions, attire
l'attention de son invité sur des détails du paysage
Quel point de vue ! Seule la toile tendue au-dessus des libéristes
leur rappelle qu'ils ne sont pas des oiseaux.
Une jeune femme de 17 ans à
l'issue de son vol - découverte : "Il est assez difficile
d'évaluer les distances. J'ai rapidement eu envie de m'approcher
des parois pour flirter avec le relief. Mon moniteur ne l'a pas
fait. Connaissant parfaitement le secteur, il en connaît les
pièges, et notamment les rabattants qui auraient pu nous
mettre en situation difficile. Parfois on sent l'aile aspirée
vers le haut d'un coup sec : un tube
dans lequel nous nous engageons pour tournoyer avec d'autres parapentes".
Michel, moniteur : "Quand
les conditions sont idéales - grand soleil et courants chauds,
ni trop de vent, ni trop peu - nous pouvons laisser s'exprimer la
magie du parapente. Nous nous enroulons avec les copains dans les
tubes et papillonnons de l'un à l'autre, tout en parlant.
En les observant, notre pilotage gagne en qualité. Nous gardons
cependant en permanence à l'esprit que voler peut être
dangereux. Alors nous restons attentifs à tous les facteurs
de l'environnement, la météo en particulier, et ne
prenons jamais de risque. Nous essayons de proposer un vol enrichissant
et aussi agréable que possible. Alors, si notre passager
veut se faire des émotions, nous envoyons parfois la sauce
! Les figures peuvent être impressionnantes".
Le vol s'achève par un dernier
coup d'il aux sommets ensoleillés. On survole la crête,
on vérifie le vent. En courte finale, le tandem se redresse.
Quelques mètres au-dessus du sol, une voix annonce : "
Attention ! ". Trois tours de poignets pour ralentir
En douceur le tandem a rejoint le sol, le passager est souvent surpris
de se retrouver accroupi " Debout ! ". Les deux libéristes
reculent de quelques pas et la voile se pose légèrement
sur le sol.
Aux commandes
Pour passer aux commandes, vous devez avoir
12 ans ! Les écoles que nous avons contactées (les
Courlis, près de Dijon, l'ESF aux Deux-Alpes et Bourbon Parapente
à la réunion) ont une philosophie commune visant à
amener l'élève à l'autonomie en toute sécurité.
Le pré requis est une gestuelle de base qu'il faut acquérir
: gonfler la voile, faire des sauts de puce sur une pente école
L'accès au " grand vol " est alors permis, solidement
encadré. Une quinzaine de vols sont en général
nécessaires. Une vingtaine de vols supplémentaires
sont indispensables à la stabilisation des acquis, notamment
en termes de gestuelle. Mais la formation ne réside pas que
dans la maîtrise de l'aile. L'accent est mis sur la sécurité
; le facteur météo est un point essentiel.
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