|
Les
contrôleurs aériens nous ont particulièrement
sensibilisés à la sécurité des avions
et des passagers. La couverture radar du territoire (Lyon dispose
d'un radar primaire d'approche et d'un radar secondaire à
Four) ne subit plus de panne majeure. L'ensemble des images présentées
est en fait une synthèse des différentes données
acquises. A chaque appareil correspond un code transpondeur en relation
avec son plan de vol. Parmi les aides à la sécurité
qui lui sont associées, le T-CAS : c'est une " bulle
" de nautiques qui entoure les avions de transport (mode actif
ou passif), destinée à assurer l'anticollision. Les
deux systèmes en conflit s'analysent et ordonnent de monter
ou descendre. Un système très efficace que les contrôleurs
privilégient sur l'évitement latéral classique
qui induit un changement de secteur. Des systèmes qui pour
une meilleure sécurité gagneraient à être
employés sur les appareils VFR
DÉVELOPPEMENT
DURABLE
L'une des préoccupations
majeures de l'aéroport Lyon - Saint Exupéry est le
développement durable. Un terme qu'il convient de définir.
L'optique du développement durable est d'inscrire un projet
dans le long terme en l'associant à son environnement, tant
physique qu'économique. Lyon - Saint Exupéry met particulièrement
l'accent sur la transparence de ses actions.
Volet
écologique
Résolument moderne, Lyon
- Saint Exupéry s'est montré soucieux des normes environnementales
en vigueur. Les nombreux efforts furent récompensés
par la certification ISO 14 001. L'aéroport fut d'ailleurs
précurseur en la matière.
Le système Constas est destiné à surveiller
et identifier le non respect des procédures. En terme de
bruit, l'aéroport dispose de 5 stations fixes de mesure,
d'un point de certification et d'une station mobile. Les restrictions
sont appliquées notamment en interdisant les vols nocturnes
classés bruyants. Au titre des nuisances sonores, une aide,
financée par une taxe payée par les compagnies aériennes
est d'ailleurs octroyée par l'Etat aux habitants de la zone
de gêne afin de réaliser des travaux d'insonorisation.
L'air, lui aussi, fait l'objet de
la plus grande attention. L'accent est mis sur le contrôle
des émissions et l'identification de leur source. L'effort
s'effectue à tous les niveaux. Pour les avions par exemple,
des bornes électriques remplaceront à terme les groupes
auxiliaires de puissance classique. Le parc des véhicules
terrestres voit d'ores et déjà augmenter sa proportion
de véhicules électriques. La consommation d'eau doit
elle aussi être maîtrisée. Un soin particulier
est porté sur sa diminution, ainsi que sur les rejets. De
la même manière, les déchets et l'énergie
sont surveillés de très près. Sur tous ces
plans, l'aéroport ne progresse que grâce à la
sensibilisation de chaque personne intervenant sur la plate-forme,
une responsabilisation qui porte ses fruits.
Volet
économique et social
Lyon
- Saint Exupéry, c'est plus de 2000 emplois (dont 90% de
CDI) : un nombre qui croît en permanence. Depuis 1996, l'aéroport
a mis en place le dispositif SatoEmplois. Son objectif vise à
privilégier les communes riveraines de l'aéroport
(42 sont partenaires du système) : via Internet, elles disposent
en priorité des offres d'emplois que propose la plate-forme.
L'emploi occupe donc une place de
choix dans les objectifs sociaux. L'aéroport communique régulièrement
par d'autres moyens : l'organisation de journées d'information
sur les métiers aéroportuaires, ou l'édition
de guide les présentant. Plus qu'un souci d'information,
Lyon - Saint Exupéry engendre des ressources auxquelles il
souhaite associer son environnement. C'est pourquoi il s'investit
aussi dans la vie sociale locale. Une taxe professionnelle est par
exemple reversée aux collectivités territoriales du
secteur. L'aéroport soutient aussi des initiatives culturelles
ou sportives en nombre croissant.
Une action reflète au mieux
l'objectif de transparence de l'aéroport et son souci du
bien-être de ses riverains. Un médiateur se tient à
disposition de ceux d'entre eux qui souhaitent se renseigner
ou de ceux qui souhaitent vérifier une infraction qu'ils
ont constatée. Le système informatique qui prend en
compte tous les capteurs du terrain est mis à disposition
pour témoigner. Quel est le véritable volume sonore
à un endroit donné ? Quelles sont les heures de pointes
? Un avion était-il hors de sa route à tel instant
? Des renseignements irréfutables, mis à disposition
de tous, et qui ont fait preuve de leur efficacité : ainsi,
le nombre d'usagers de la médiation a augmenté, tandis
que les plaintes des riverains ont diminué en nombre. Une
évolution qui traduit aussi le souci de régularité
de chacun des acteurs de la plate-forme.
Les choix de l'aéroport Lyon
- Saint Exupéry se sont révélés ceux
d'une entreprise, avec le souci majeur de s'inscrire et de s'associer
dans le long terme à son environnement. Précurseur
au moment de la mise en place de ses actions, il apparaît
aujourd'hui que le développement durable est un choix évident.
Mais les efforts de Lyon - Saint Exupéry ne sont payants
que grâce à la sensibilisation de chacun de ses employés
qui jouent particulièrement le jeu.
Gageons que dans l'avenir, les efforts
soutenus sauront permettre à l'aéroport lyonnais de
préserver son environnement au bénéfice - social
et économique - de ceux qui l'entourent.
L'équipe
net-aviation
Voir
la 1ère partie du reportage
|