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AÉROPORT
LYON - SAINT EXUPERY

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DEUX SERVICES PARTICULIERS -
Nous avons choisi de nous pencher sur
deux services particuliers de l'Aéroport Lyon - Saint Exupéry.
Véritable centre phrénique de la plate-forme et de
l'espace aérien environnant, la tour de contrôle appartient
à la Direction Générale de l'Aviation Civile.
Liée physiquement à l'aéroport, nous vous proposons
de découvrir son fonctionnement autonome. Lyon - Saint Exupéry
est un aéroport tourné vers l'avenir. Le développement
durable tient une place primordiale dans sa politique et son fonctionnement
quotidien comme dans ses projets futurs ; des actions que nous allons
vous présenter.
CONTRÔLE
AÉRIEN
Le
territoire français est divisé en 7 directions de
l'aviation civile. La Direction de l'Aviation Civile Centre-Est
(12 départements en Rhône-Alpes et Auvergne), est implantée
sur l'aéroport Lyon - Saint Exupéry, le plus important
de la région. Mission principale : le contrôle de la
navigation aérienne, avec pour objectif la régularité,
la ponctualité et la sécurité du transport
aérien.
L'organisme
de contrôle de Lyon - Saint Exupéry rend le service
de contrôle d'aérodrome (ou contrôle local) pour
ce qui concerne les circuits de pistes et la circulation au sol
et le contrôle d'approche dans la TMA (région de contrôle
terminale). Ce large volume autour de l'aéroport s'étend
sur une centaine de nautiques du Nord (Mâcon) au Sud (Montélimar)
et d'une soixantaine d'Est en Ouest entre Saint Etienne et Chambéry.
Il existe un 3ème service : le contrôle en route, rendu
par les contrôleurs des centres en route (5 CRNA en France)
qui gèrent le trafic des espaces supérieurs. Le centre
de contrôle en route d'Aix en Provence gère l'espace
au dessus de la TMA de Lyon.
La
vigie
5 personnes, hommes ou femmes,
dont un chef de quart occupent les positions de contrôle de
la vigie : "prévol" pour les mises en route et
les clairances, "sol "pour le roulage du parking au point
d'attente et "tour" pour le décollage et la montée
initiale jusqu'à un niveau donné où l'appareil
est transféré au contrôle d'approche. A l'inverse,
pour les arrivées, c'est à ce niveau que la "tour"
prend en charge les avions jusqu'à l'atterrissage puis les
transfère au " sol " une fois la piste dégagée.
Leur champ de vision couvre les circuits
de piste, les pistes et les voies de circulation (taxiway). Dès
le hub du matin, aux alentours de 7 heures, on compte jusqu'à
10 départs et 35 arrivées d'avions qui redécollent
dans la foulée. La météo et le vent compliquent
souvent les trajectoires des appareils. L'espacement en approche
requiert la plus grande vigilance, en particulier du fait des différences
des performances en approche des avions. Cette séparation
dans le respect des trajectoires autorisées se révèle
une tâche délicate.
Un
contrôleur : "Sur certains terrains, les contacts
physiques entre les équipages et les contrôleurs sont
presque rituels. Ces échanges réciproques permettent
de mieux comprendre les réactions de son interlocuteur et
le travail est favorisé. A St Exupéry, étant
un peu excentrés, les visites restent rares. Nous mêmes
ne nous rendons que rarement auprès des pilotes. Nous entretenons
pourtant des relations privilégiées par micro interposé.
Ce paradoxe ne nuit en rien à la qualité de notre
travail en commun".
Salle
IFR
La salle d'approche dite salle
IFR
se situe au pied de la tour. Ici pas de fenêtre : de multiples
écrans et postes de travail permettent de voir la situation
générale avec précision.

"Nous gérons les avions
en approche sur Lyon - Saint Exupéry mais aussi, sur les
autres terrains de notre secteur jusqu'à des points d'entrée
ou de sortie, nous explique un contrôleur. Nos consignes sont
suivies strictement. Souvent, sur simple demande "pour régulation
radar", la navigation nous est déléguée".
La salle est organisée en 2 postes traitant les secteurs
Est et Ouest de la TMA de Lyon. Un troisième synthétise
le tout et coordonne les prises de l'axe de la piste. La charge
de travail est très variable : il est plus délicat
de gérer 6 avions par temps orageux que 12 par météo
favorable. La cadence d'un appareil toutes les 90 secondes impose
un rythme soutenu aux contrôleurs. Aujourd'hui l'informatique
facilite les choses en rendant compte en temps réel des estimations
des arrivées en fonction de différents paramètres
(départs, retards, stacks).
"Tout n'est pas automatisé mais nous disposons de
moyens de synthèse des informations, aides précieuses
à la décision. Nous savons aussi travailler d'après
une méthode empirique : une panne de système ne doit
pas empêcher les avions de voler !".
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