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Reconditionner
les appareils
Dès
qu'un appareil est au roulage, il est pris en compte à proximité
de son parking par les gens de l'assistance au sol. A l'aéroport
Lyon - Saint Exupéry, certaines compagnies (dont Air France
et ses satellites qui représentent plus de 50 % du trafic)
gèrent seules la remise en uvre de leurs machines.
Les autres font appel à des sociétés, dont
AviaPartner. La première partie du travail consiste en l'enregistrement
des bagages et passagers. Une seconde consiste en un service à
l'équipage. Enfin, côté piste, c'est le service
à l'appareil qui a retenu notre attention.
Dans le local de piste d'AviaPartner,
c'est l'effervescence permanente. C'est là que tombent les
renseignements inhérents aux interventions prévues.
Un Airbus A310 d'Air Transat rejoindra le parking numéro
17. L'équipe se met en place. Tous les hommes qui auront
à intervenir à proximité de l'appareil revêtent
une chasuble orange vif qui améliore leur sécurité
en assurant leur visibilité. Le respect des délais
est primordial. Un chef d'équipe surveille le bon déroulement
des opérations. Mais chacun connaît son rôle
et se tient déjà prêt. L'appareil est au roulage
et approche dans le sifflement intense de l'aspiration d'aire de
ses réacteurs. Les indications de "raquetman"
sont suivies scrupuleusement par l'équipage. Parfaitement
aligné sur la bande de roulage jaune, l'Airbus stoppe à
l'endroit prévu.
A cet instant les choses s'accélèrent
: la rampe d'accès roule jusqu'au contact du fuselage, le
groupe de puissance est mis en marche pour la durée de l'avitaillement,
les trappes des soutes sont ouvertes
Un agent de piste nous
confiait : "Aujourd'hui le matériel que nous utilisons
est moderne : il nous rend plus efficaces. Par exemple des containers
sont adaptés aux soutes des gros porteurs ; ils sont aussi
le gage d'un travail de qualité. Ainsi conditionnés,
le fret comme les bagages voyagent aussi confortablement ! Qualité,
rapidité s'allient pour nous à la simplicité
d'utilisation
Ce n'est pas un luxe : le métier reste
rude, en particulier par mauvaise météo. Alors avitailler
chaque appareil dans les délais est un défi permanent
que nous relevons".
Les
pleins sont complétés, l'A310 est tracté à
l'aide du Push-Back. Sous la surveillance d'un agent d'AviaPartner,
les réacteurs sont tour à tour mis en route. Après
10 heures d'une traversée transatlantique, 45 minutes auront
suffi pour remettre en uvre l'A310 d'Air Transat qui reprend
les airs pour la traversée inverse.
Les
postes de coordination
Les
postes de coordination technique (PCT) et aérogare (PCA)
se situent à proximité des terminaux. Leur accès
restreint témoigne de leur importance et du rythme de leurs
activités.
Outre la surveillance incendie par secteur, le PCT assure la gestion
des pannes. C'est H24 qu'une personne suit le fonctionnement de
tous les systèmes. C'est à lui d'intervenir auprès
du bon corps de métier (soit présent sur l'aéroport,
soit prestataire extérieur) afin de limiter la durée
d'indisponibilité d'un système défectueux.
Le tout, y compris le suivi des réparations, est géré
par ordinateur. L'équipe (2 techniciens de maintenance, 1
informaticien et 1 chef d'équipe moyens généraux)
centralisent donc toutes les informations afin de renseigner au
mieux le PCA.
Dans le jargon officiel, le PCA assure
la gestion et l'optimisation de l'affectation des ressources aéroportuaires.
Derrière ces termes se cache l'un des centres névralgiques
de la plate-forme. Un des techniciens nous présente son activité
:
"Le poste central gère le parking avion. Un planning
à l'année propose une journée-type que nous
adaptons. Nous écoutons les 4 fréquences radio : pré-vol,
tour, approche et roulage afin d'être toujours à jour
quand aux mouvements réels des appareils. Nous affichons
toutes ces informations sur les écrans à destination
des équipes techniques, mais aussi pour l'affichage public.
Le contrôle des afficheurs dirige le bon déroulement
des embarquements, débarquements, avitaillements et opérations
techniques. De la même manière, nous suivons les départs
afin de transmettre les infos aux compagnies aériennes concernées,
afin qu'elles estiment précisément l'heure d'arrivée
de leurs appareils. Le Sitatex nous renseigne en retour au sujet
des appareils que nous attendons".
"Répartissant nous-mêmes
les avions sur leurs parkings, une erreur de notre part peut engendrer
de nombreux désagréments pour la compagnie, les passagers
ou les équipes techniques. Nous faisons donc preuve d'une
attention permanente et sommes conscients du rôle central
que nous tenons pour le bien-être des passagers".
Totalement aveugle, le PCA dispose
de nombreux écrans vidéo auxquels sont asservies des
caméras directionnelles, destinées à scruter
les mouvements sur les parkings. Durant les plages du hub, la tension
au PCA monte d'un cran, mais l'anticipation permet de gérer
en souplesse les difficultés susceptibles d'être rencontrées.
Selon ses techniciens, si le rôle du PCA est central dans
l'organisation de l'activité de l'aéroport, ce n'est
que grâce à la coopération permanente de toutes
les équipes techniques que le service aux passagers reste
de qualité.
L'aéroport Lyon - Saint Exupéry
en quelques chiffres, c'est :
- 5000 personnes (10% dépendant de la CCIL, le gestionnaire
de l'aéroport)
- plus de 200 entreprises sur le site
- 400 mouvements aériens quotidiens
- 5 millions 778 mille passagers accueillis en 2002.
Lyon - Saint Exupéry dispose
d'un réel potentiel d'accueil et jouit d'une intermodalité
optimale (liaison fer-air-route). Avec la construction de deux nouvelles
pistes prévue par le gouvernement sur l'APPM (l'Avant Projet
de Plan de Masse), la liaison rapide le reliant au centre ville
programmée par le Conseil Régional en 2006, l'aéroport
tend à se développer. Aujourd'hui, 57% du trafic sont
des vols internationaux et Lyon - Saint Exupéry confirme
sa vocation à devenir la deuxième porte d'entrée
aéroportuaire sur le territoire français.
L'équipe
net-aviation
Voir
la 2ème partie du reportage
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