www.net-aviation.com

Accueil > Reportages > Aéroport Lyon - Saint Exupéry - (page 2/2)


 

 

REPORTAGES
 
INSCRIPTION À LA NEWSLETTER

Reconditionner les appareils

Dès qu'un appareil est au roulage, il est pris en compte à proximité de son parking par les gens de l'assistance au sol. A l'aéroport Lyon - Saint Exupéry, certaines compagnies (dont Air France et ses satellites qui représentent plus de 50 % du trafic) gèrent seules la remise en œuvre de leurs machines. Les autres font appel à des sociétés, dont AviaPartner. La première partie du travail consiste en l'enregistrement des bagages et passagers. Une seconde consiste en un service à l'équipage. Enfin, côté piste, c'est le service à l'appareil qui a retenu notre attention.

Dans le local de piste d'AviaPartner, c'est l'effervescence permanente. C'est là que tombent les renseignements inhérents aux interventions prévues. Un Airbus A310 d'Air Transat rejoindra le parking numéro 17. L'équipe se met en place. Tous les hommes qui auront à intervenir à proximité de l'appareil revêtent une chasuble orange vif qui améliore leur sécurité en assurant leur visibilité. Le respect des délais est primordial. Un chef d'équipe surveille le bon déroulement des opérations. Mais chacun connaît son rôle et se tient déjà prêt. L'appareil est au roulage et approche dans le sifflement intense de l'aspiration d'aire de ses réacteurs. Les indications de "raquetman" sont suivies scrupuleusement par l'équipage. Parfaitement aligné sur la bande de roulage jaune, l'Airbus stoppe à l'endroit prévu.

A cet instant les choses s'accélèrent : la rampe d'accès roule jusqu'au contact du fuselage, le groupe de puissance est mis en marche pour la durée de l'avitaillement, les trappes des soutes sont ouvertes… Un agent de piste nous confiait : "Aujourd'hui le matériel que nous utilisons est moderne : il nous rend plus efficaces. Par exemple des containers sont adaptés aux soutes des gros porteurs ; ils sont aussi le gage d'un travail de qualité. Ainsi conditionnés, le fret comme les bagages voyagent aussi confortablement ! Qualité, rapidité s'allient pour nous à la simplicité d'utilisation… Ce n'est pas un luxe : le métier reste rude, en particulier par mauvaise météo. Alors avitailler chaque appareil dans les délais est un défi permanent que nous relevons".

Les pleins sont complétés, l'A310 est tracté à l'aide du Push-Back. Sous la surveillance d'un agent d'AviaPartner, les réacteurs sont tour à tour mis en route. Après 10 heures d'une traversée transatlantique, 45 minutes auront suffi pour remettre en œuvre l'A310 d'Air Transat qui reprend les airs pour la traversée inverse.


Les postes de coordination

Les postes de coordination technique (PCT) et aérogare (PCA) se situent à proximité des terminaux. Leur accès restreint témoigne de leur importance et du rythme de leurs activités.
Outre la surveillance incendie par secteur, le PCT assure la gestion des pannes. C'est H24 qu'une personne suit le fonctionnement de tous les systèmes. C'est à lui d'intervenir auprès du bon corps de métier (soit présent sur l'aéroport, soit prestataire extérieur) afin de limiter la durée d'indisponibilité d'un système défectueux. Le tout, y compris le suivi des réparations, est géré par ordinateur. L'équipe (2 techniciens de maintenance, 1 informaticien et 1 chef d'équipe moyens généraux) centralisent donc toutes les informations afin de renseigner au mieux le PCA.

Dans le jargon officiel, le PCA assure la gestion et l'optimisation de l'affectation des ressources aéroportuaires. Derrière ces termes se cache l'un des centres névralgiques de la plate-forme. Un des techniciens nous présente son activité :
"Le poste central gère le parking avion. Un planning à l'année propose une journée-type que nous adaptons. Nous écoutons les 4 fréquences radio : pré-vol, tour, approche et roulage afin d'être toujours à jour quand aux mouvements réels des appareils. Nous affichons toutes ces informations sur les écrans à destination des équipes techniques, mais aussi pour l'affichage public. Le contrôle des afficheurs dirige le bon déroulement des embarquements, débarquements, avitaillements et opérations techniques. De la même manière, nous suivons les départs afin de transmettre les infos aux compagnies aériennes concernées, afin qu'elles estiment précisément l'heure d'arrivée de leurs appareils. Le Sitatex nous renseigne en retour au sujet des appareils que nous attendons".

"Répartissant nous-mêmes les avions sur leurs parkings, une erreur de notre part peut engendrer de nombreux désagréments pour la compagnie, les passagers ou les équipes techniques. Nous faisons donc preuve d'une attention permanente et sommes conscients du rôle central que nous tenons pour le bien-être des passagers".

Totalement aveugle, le PCA dispose de nombreux écrans vidéo auxquels sont asservies des caméras directionnelles, destinées à scruter les mouvements sur les parkings. Durant les plages du hub, la tension au PCA monte d'un cran, mais l'anticipation permet de gérer en souplesse les difficultés susceptibles d'être rencontrées. Selon ses techniciens, si le rôle du PCA est central dans l'organisation de l'activité de l'aéroport, ce n'est que grâce à la coopération permanente de toutes les équipes techniques que le service aux passagers reste de qualité.

L'aéroport Lyon - Saint Exupéry en quelques chiffres, c'est :
- 5000 personnes (10% dépendant de la CCIL, le gestionnaire de l'aéroport)
- plus de 200 entreprises sur le site
- 400 mouvements aériens quotidiens
- 5 millions 778 mille passagers accueillis en 2002.

Lyon - Saint Exupéry dispose d'un réel potentiel d'accueil et jouit d'une intermodalité optimale (liaison fer-air-route). Avec la construction de deux nouvelles pistes prévue par le gouvernement sur l'APPM (l'Avant Projet de Plan de Masse), la liaison rapide le reliant au centre ville programmée par le Conseil Régional en 2006, l'aéroport tend à se développer. Aujourd'hui, 57% du trafic sont des vols internationaux et Lyon - Saint Exupéry confirme sa vocation à devenir la deuxième porte d'entrée aéroportuaire sur le territoire français.

 

L'équipe net-aviation

 

Voir la 2ème partie du reportage

1 - 2
[ << page précédente ]