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REPORTAGES
 

LE QUOTIDIEN DE L'ACCO


La formation, et notamment celle des jeunes pilotes, est un enjeu majeur pour l'Aéroclub de la Côte d'Or. Le club, résolument moderne et dynamique, s'est donc naturellement organisé autour de l'enseignement. Alors, découvrons comment est perçue la formation des deux côtés de la barrière.

 

Premier vol d'un jeune élève

L'ACCO dispose d'un accueil quasi-permanent, notamment grâce à sa secrétaire qui est en mesure de renseigner dans le moindre détail tout aspirant pilote. Les membres, mais aussi évidemment les instructeurs, chacun sur place saura se rendre disponible pour donner des détails plus concrets. Marc, 17 ans, a choisi d'enchaîner les deux brevets initiaux qui feront de lui un pilote privé. Son père étant lui-même pilote, notamment d'ULM, les principes généraux lui sont déjà familiers.

"Je n'ai pas d'appréhension pour le vol lui-même. Je pense que rares sont les élèves dont le premier vol d'instruction est aussi le baptême de l'air ! Ce qui m'importe, c'est de retenir au mieux les leçons et d'être efficace dans les différentes situations que je rencontrerai".

Premier contact avec Luc Lochot, le chef-pilote, qui sera son instructeur. D'ailleurs, afin de garder une certaine cohérence dans l'enseignement (ou plus précisément dans le manière d'enseigner, puisqu'un programme de formation précis est défini), chaque élève ne travaille qu'avec un, voire deux instructeurs de son choix. Luc présente à Marc les locaux et les moyens de l'instruction. Dans une salle de briefing, et grâce à un support informatique et à un rétroprojecteur, Luc détaille à Marc sa formation. "Les premières heures de vol sont consacrées à la base du pilotage et tu progresseras rapidement. Les 15 heures suivantes concernent les procédures normales et de secours. S'ensuit en général une légère démotivation, due aux

nombreuses répétitions, mais la perspective du premier vol solo entraîne la reprise des progrès. Après quelques nouvelles heures tu passeras - et tu réussiras ! - le brevet de base qui sanctionnera ta formation (nota : ceci est primordial si pour une quelconque raison la formation devait être interrompue, ce brevet serait la preuve des compétences acquises et le point de départ de la poursuite de la formation). Puis, un minimum de 20 heures sera consacré à la navigation et à la révision des procédures et tu seras guidé vers le PPL-A (Private Pilot Licence - Avion)".

Le contact est naturellement sympathique. L'écoute de Marc en est facilitée. Pour qu'il n'y ait aucune surprise, Luc lui présente le coût de brevet qui est fonction des vols réalisés : une leçon de navigation sera plus longue et donc plus coûteuse que les classiques tours de piste. Côté pratique, Luc insiste sur l'assiduité. Un vol par semaine s'avère idéal pour assimiler au mieux. Ainsi le délai entre deux vols laisse à l'élève le temps de prendre du recul sur "sa performance", et le rythme est assez soutenu pour une progression rapide. A sa disposition, Marc a un manuel pédagogique présentant les exercices point par point, ainsi que des rappels, mais surtout les objectifs des situations proposées : essentiel ! Chaque séance comprendra 20 minutes de briefing, le vol, et un débriefing qui sera fonction de la difficulté du vol. Le débriefing guide le travail personnel de l'élève. Si évidemment il est indispensable de "potasser" un minimum, le bachotage n'est pas la bonne solution. Petits trucs : faire des fiches concrètes et surtout "voler dans sa tête", c'est-à-dire au calme, reprendre les différentes phases du vol et réviser les procédures comme dans la réalité.

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