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AEROCLUB
DE LA COTE D'OR

Des
deux côtés de l'Atlantique la polémique va bon
train lorsqu'il s'agit de déterminer où est née
l'aéronautique. Ces considérations ne nous importent
guère, et laissons aux précurseurs tels les frère
Wright l'honneur d'avoir ouvert une ère nouvelle
il
y a un siècle ! 100 ans d'aviation marqués de l'empreinte
européenne : ce fut le temps des exploits de Blériot,
Lindbergh ; ce fut le temps des progrès pour l'homme avec
les grands vols transatlantiques ou l'aéropostale. Ce fut
le temps des technologies visionnaires : l'emploi de la turbine
sur hélicoptère, Concorde supersonique
Mais plus
simplement, ces 100 années furent aussi une histoire de passion
de l'homme pour l'avion. Voler est un plaisir qui ne s'explique
pas, et dès que l'avion fut sûr (tout est relatif !),
l'homme l'adopta pour son loisir. C'est pourquoi nous vous proposons
de découvrir un club âgé de 80 ans : l'Aéroclub
de la Côte d'Or (ACCO).
L'ACCO
au fil des ans
1908 voyait la création à
Longvic, près de Dijon, d'une base aérienne militaire.
15 ans plus tard, Marcel Haegelen fondait sur ce même terrain
l'Aéroclub de la Côte d'Or, dont le premier Président
fut Marcel Konrad. L'aviation de loisir en était à
ses balbutiements et restait très liée au milieu militaire,
la majorité des pilotes étant eux-mêmes aviateurs
militaires.

©Xavier
Meal
Les avions eux aussi étaient
développés pour l'armée, mais, et ce fut notamment
le cas des biplaces, ils purent s'adapter à une pratique
civile de loisir. Ce furent le cas des Hanriot, Strutter, Potez
VIII et 36, Caudron 270
dont les carrières furent parfois
éphémères, qui accompagnèrent les débuts
de l'aéroclub.
Quelques événements ponctuèrent l'histoire
du club, comme Costes et Bellonte qui répondirent présents
à une invitation en 1930. En 1934, l'aviation était
dans un tournant. Certes, elle restait l'aviation des héros.
Mais on cherchait à la rendre populaire. Des "coups
de pub", comme on les nommerait aujourd'hui, furent entrepris.
Et c'est ainsi qu'un Caudron de voyage baptisé l'Oiseau Blanc,
parrainé par Monsieur Lanvin se retrouva représenté
sur la majorité des tablettes de chocolat de l'époque
: c'était le chocolat des aviateurs.
Jusqu'à la guerre, qui vit avions et pilotes réquisitionnés,
le club, fier de sa "maison des touristes de l'air" (son
club house bâti sur le terrain de Longvic en l'emplacement
actuel de la tour de contrôle), se tourne vers l'avenir et
l'aviation comme moyen d'échange culturel. Le club y continuera
à grandir jusqu'en 1955. A cette époque, la Base Aérienne
102, avec laquelle l'ACCO partage les pistes, reçoit des
chasseurs à réaction Vampire. La cohabitation s'avère
délicate par manque de cohésion entre les performances
et les équipements des appareils légers du club et
de ce qui était la pointe de la technologie aéronautique.
Une décision s'imposait.
C'est à Darois que sera finalement
construit le second aérodrome dijonnais. Nommé "aérodrome
de Dijon-Val Suzon", il fut inauguré le 5 mai 1957 par
le Chanoine Kir, figure politique emblématique de Dijon.
Malgré son éloignement (tout relatif !) avec la capitale
bourguignonne, l'Aéroclub de la Côte d'Or garde une
activité particulièrement dynamique. Il compte par
exemple une section parachutiste et ses champions dont Mme Gallimard,
championne du monde d'atterrissage de précision.
1964 vit l'inauguration de la première
station air - route en France à Darois. Club house, hangars,
restaurant, salle de repos et quelques chambres pour les pilotes
de passage, voiture à disposition, station service
Des équipements destinés à un accueil optimal
sur le terrain.
Depuis 1987, Darois bénéficie
d'une piste en dur (800m x 20m) et l'aérodrome devient l'aérodrome
de Dijon-Darois. En 2000, l'ACCO inaugure une nouvelle maison du
club dont les 270 m² sont en grande partie dédiés
à la formation.
En 2003, le club a fêté
ses 80 ans !!! Cet événement s'est greffé en
bonne entente, et avec la complicité du
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