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102 : Le Mirage et la base de Dijon

L'histoire
de la Base Aérienne de Dijon
Au
cur de la Bourgogne, Dijon est marquée de l'emprunte
de l'aviation. Une tradition aéronautique qui remonte à
1910, année où Dijon accueille " les journées
de l'aviation ", une manifestation qui fut un succès
auprès du public. Les pionniers et les précurseurs
de l'aviation moderne usèrent de tout leur talent. Marcel
Hanriot âgé alors de 16 ans remporta de nombreux trophées
dont celui du record de vitesse sur 5 km
en 4 minutes 13 !
Les
premiers pas de la base militaire
1913, la plaine de Longvic accueille
les premières escadrilles sur Farman et Blériot 13.
L'année suivante, les hangars dédiés aux 4
escadrilles de reconnaissance sont construits : ce sont les premiers
pas de la caserne Ferber. La guerre éclate, les unités
partent au front. A cette époque " l'école de
pilotage Voisin ", puis le " centre de formation aux techniques
du pilotages " prennent possession des lieux.

Le 13 mai 1916, un aviateur dijonnais
qui venait d'être blessé à Verdun, sympathique
et populaire de surcroît, devient le premier porte drapeau
de " l'Aviation Militaire ". Une fierté que partagent
encore les aviateurs de Dijon, dont la base porte son nom : GUYNEMER.
En 1920, la base accueille le 2ème Régiment d'Aviation
et ses 4 escadrilles sur biplan Bréguet XIV. L'activité
s'accroît et la base s'agrandit, vivant au rythme des Wibault
72, MS 225, Spad 510, et plus tard des MS 406 et Dewoitine 520.
Dans cette période, 1934 est une année clé
: le 2 juillet marque la naissance de " l'armée de l'air
". Pour Dijon, cette même année est celle de la
Patrouille Weiser évoluant sur MS 225 et Spad 510, et ayant
compté jusqu'à 18 appareils en 1937 !
La
seconde Guerre Mondiale, la 2 EC
Durant la seconde guerre mondiale,
les escadrilles de chasse, ainsi que les Potez 25 et Bréguet
27 d'observation sont au front. Le 10 mai 1940, un Heinkel 111 est
le premier à bombarder la base. Occupée, elle devient
un camp provisoire pour prisonniers. Elle devient aussi une plaque
tournante pour l'aviation militaire allemande qui y affecte ses
He 111, et dont l'atelier de maintenance apporte son soutien à
tout type d'appareil.
Sabotée, puis bombardée en 1944 par les alliés,
les allemands abandonnent le site
deux jours plus tard, le
12 septembre, les américains prennent possession des lieux
et accueillent le 18 septembre les Spitfire
de la 1ère Escadre de Chasse des Forces Françaises
Libres. De nombreux appareils : P51, A20, B25, P61, Beaufighter
séjourneront sur le terrain. Mais Dijon, c'est aussi la deuxième
escadre de chasse, créée en 1933, ses pères
: Guynemer, Fonk,
Nungesser
et ses figures indélébiles comme les
célèbres Cigognes ou la Mouette, emblèmes des
escadrilles. La spécialité de chasse des origines,
l'unité la garde aujourd'hui encore. Durant la seconde guerre
mondiale, les 3 groupes de chasse sont détachés sur
divers terrains et participent à de nombreuses opérations
de guerre. En 1945, à Friedrichschaffen, la 2ème escadre
est reconstituée. Après avoir participé à
la guerre d'Indochine, elle revient s'installer en Allemagne en
1948.
L'ère
des réacteurs
Nouvelle
affectation et petite révolution : " la 2 " rejoint
Dijon sur un nouvel appareil, le Vampire. C'est Dijon qui aura donc
été la première base choisie pour accueillir
la chasse à réaction. En 1950, l'escadre comptera
finalement trois escadrons : l'EC 1/2 " Cigognes ", l'EC
2/2 " Alsace " et l'EC 3/2 " Côte d'Or "
qui resteront présents jusque dans les années 80.
Les performances du nouvel appareil imposent de nouvelles méthodes
de travail, faisant de l'unité le fer de lance de la chasse.
Une patrouille acrobatique à 4 appareils est créée
en 1951, vitrine prestigieuse du savoir-faire de l'armée
de l'Air.

Après 25 000 heures sur Vampire,
et un échange de nom entre le 3/2 et le 2/2, les Ouragans
arrivent à l'escadre qui en comptera jusqu'à 75 !
L'unité remportera records et coupes militaires et en 1954,
une patrouille acrobatique est à nouveau créée,
le nom de " Patrouille de France " apparaît en filigrane.
Deux ans plus tard, l'escadre troque l'Ouragan contre un autre appareil
français, supersonique cette fois. Les Mystère IV
A participeront au conflit de Suez. Jusqu'en 61, notons la participation
de l'unité sur T-6 aux opérations de maintien de l'ordre
en Algérie.
En 1956, la Patrouille de France est officialisée. Elle volera
5 ans à Dijon sous les ordres du Ltt Capillon, futur Chef
d'Etat Major de l'Armée de l'Air. Elle comptera 4, 7, puis
12 Mystère
IV, et adoptera une livrée tricolore qui persiste encore
sur les Alpha Jet.
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