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Un
homme clé : le mécanicien
Sans
minimiser le talent et le professionnalisme des pilotes, un avion
ne vole pas sans mécano. Lors de la réception du premier L-39 que
certains avaient hâte de « tâter », Michel Dabulewicz a choisi de clouer l’appareil au sol tant qu’il
ne connaissait pas suffisamment bien SA machine. Par respect et
confiance, personne n’a jamais pensé remettre cette décision en
cause.
A 46 ans, celui que tout le monde appelle Chouchou
en est à sa 10ème saison chez Apache. Après un CAP mécanique,
il intègre Robin SA (constructeur d’avions de tourisme). Durant
20 années dans cette entreprise, il aura eu notamment l’occasion
d’entretenir les SF-260 de Jacques Bothelin.
Lorsqu’elle s’est présentée à lui, Michel Dabulewicz
a saisi l’occasion de travailler chez Apache.
« Je ne suis pas vraiment nostalgique
du temps des PC-7. J’avoue être amoureux de cette machine que j’ai
appris à connaître sur le bout des doigts. Pour le mécano, le cadre
de travail était d’ailleurs idéal : la machine était fiable,
l’accès pour la maintenance était facile, les rapports avec le constructeur
était bon… C’était aussi une période tournant pour notre entreprise :
c’est là que s’est véritablement construite sa renommée auprès du
public, renommée qu’elle garde encore, à juste titre d’ailleurs !
Il est vrai qu’on travaillait vraiment très près les uns des autres
et que la musique du turboprop accompagnait
nos évolutions à merveille ».

©Apache
Aviation
Quant au passage sur jet, il n’a pas été de tout
repos. Le temps alloué à la découverte de l’appareil et à l’étude
poussée de la documentation technique (prolifique en aéronautique !)
était des plus court. Quoi qu’il en soit, un avion s’apprend en
le pratiquant. Alors, chaque occasion, chaque vérification, chaque
révision a servi à en apprendre plus que l’objet de l’intervention.
« Il faut toujours ouvrir les
yeux et faire preuve de la plus grande attention. La confiance que
nous accordent les pilotes est totale et la moindre faille ne pardonne
pas, surtout en voltige en patrouille. Nous avons donc mis tout
notre cœur, toute notre compétence, mais aussi beaucoup de temps
et parfois beaucoup de sueur ! ». Le L-39 reste
cependant une machine fiable et simple, même l’approvisionnement
en pièces ne devrait pas poser de problèmes, si ce n’est celui de
leur identification selon les nomenclatures.
Michel Dabulewicz est
chef mécanicien. Outre son travail « les mains dans le cambouis »,
que ce passionné de mécanique adore, son rôle consiste aussi à superviser
le travail des autres mécanos de l’équipe. Il s’occupe aussi de
l’atelier agréé et réalise sur demande des entretiens ou des visites
sur une quinzaine d’appareils privés (Robin, Cessna,
Piper). Ceci lui permet d’être toujours au courant des dernières
normes en vigueur. Comme les autres, il n’envisageait pas une telle
perspective de carrière, comme les autres, il s’est dévoué totalement
à cette entreprise quasi familiale dans l’esprit. « Nous travaillons
ensemble, nous sommes tous amis. Ceci ne veut pas dire que nous
ne nous disons pas ce que nous avons à nous dire, bien au contraire…
C’est peut-être aussi un peu ce qui nous permet d’être efficaces
et c’est en tout cas la preuve que nous travaillons tous dans le
même sens. »
L'équipe
net-aviation
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la 1ère partie du reportage
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