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nous pouvons scruter les alentours d'une zone de contrôle
ou d'intervention, l'hélicoptère est un moyen très
dissuasif, mais en outre notre intervention est très complémentaire
de celle des patrouilles. Lors du contrôle d'un véhicule,
celui des gendarmes est garé derrière ce premier,
l'éclairant plein phares. Un
gendarme contrôle le conducteur et son binôme reste
en couverture en retrait. Depuis les airs, l'hélico éblouit
le conducteur et rend un geste d'hostilité, quel qu'il soit,
imprécis. Il permet aussi d'assurer le suivi et la désignation
d'un suspect et facilite son identification par les hommes au sol
".

©helisecours.com
"Quoi qu'il en soit, l'hélicoptère
est un moyen rapide et discret pour tout ce qui est missions de
surveillance et de recherche. Il est donc tout naturellement désigné
pour le contrôle d'infractions ou d'incivilités routières.
Si son utilisation reste coûteuse, il garantit cependant le
constat de nombreuses conduites à risque. A ce titre, nous
pouvons affirmer qu'il peut être un garant de sécurité
".
Détachement
en montagne
A l'instar
d'autres SAG situées en proximité de mer ou de régions
montagneuses, la SAG de Dijon est responsable du détachement
autonome de Morez, situé dans le Jura. Un Ecureuil et trois
personnes sont envoyés à tour de rôle dans cette
région de massifs montagneux en période d'hiver.
©Section
Aérienne Gendarmerie
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©Section
Aérienne Gendarmerie
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"Les missions de sauvetage,
nous confiait un pilote, sont souvent moins difficiles en montagne.
Lorsqu'il s'agit de skieurs blessés, ils ne sont que rarement
isolés, et de plus, le secteur des recherches est plus restreint
qu'en plaine. Les difficultés sont plus liées au relief,
à l'aérologie et à la météo.
Nous suivons des entraînements réguliers en haute montagne".
"Aujourd'hui, nous constatons
une augmentation du nombre d'interventions qui auraient pu être
évitées. Je pense en particulier aux randonneurs non
préparés et non accompagnés. Ils se retrouvent
fréquemment bloqués dans des endroits difficiles d'accès,
perdus, ou sont surpris par la tombée rapide de la nuit.
Sur demande, nous intervenons. Il
faut savoir que nous ne donnons pas de priorité entre deux
interventions lorsque l'une d'elles est déjà en cours.
Autrement dit nous repousserons notre intervention sur une urgence
vitale si nous sommes en train de récupérer un randonneur
perdu. C'est à chaque citoyen de mesurer ses actes et de
considérer ses propres conduites à risques et les
enjeux".
Une
mission particulière ?
Lorsque
j'ai demandé à Dominique Diverchy si une mission
particulière l'avait marqué, c'est sans hésitation
qu'il nous a fait le récit de cette intervention digne du
cinéma.
" Nous étions en permanence de week end lorsque le
téléphone sonna. L'escadron de surveillance routière
de Dijon faisait appel à nous pour un accident sur l'A31,
trois véhicules étaient concernés.

Après s'être battu,
le responsable de l'accident a pris la fuite. 5 minutes de vol,
nous arrivons sur zone. Nous repérons aisément les
véhicules de secours. Dans le cockpit, nos yeux traînent
toujours un peu partout et je repère un homme qui court à
travers champs à quelques centaines de mètres de nous.
Son visage est ensanglanté. Nous nous approchons, utilisons
les haut-parleurs afin d'informer le fuyard de notre présence.
Ce dernier continue sa route. Eric, le pilote décide de se
poser à faible distance, mais à distance de sécurité,
et je bondis de la machine, arme au poing. Je crie " Gendarmerie
Nationale " plusieurs fois et le somme de s'arrêter,
comme la procédure le demande, et l'homme accepte finalement
de se coucher. Eric me rejoint rapidement et nous interpellons ensemble
l'individu, avec la plus grande prudence. Après l'avoir remis
aux mains de nos collègues de la " Blanche ", nous
redécollons afin de nous rendre à la brigade pour
y taper le procès verbal d'arrestation
une pratique
à laquelle nous ne sommes plus vraiment habitués.
Cette intervention, dans les règles de l'art : respect de
la procédure, rapidité, et donc économies,
efficacité, nous a valu les félicitations écrites
du Général et des articles dans les journaux !".
L'équipe
net-aviation
Voir
la 1ère partie du reportage
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