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REPORTAGES
 

SECTION AERIENNE GENDARMERIE

Les gendarmes en combinaison de vol


- Activité de la SAG de Dijon -

La Section Aérienne Gendarmerie de Dijon possède deux hélicoptères de type Ecureuil AS 350. En pénétrant dans le hangar de la SAG, nous tombons nez à nez avec les deux machines. Les trappes de visite sont ouvertes, des silhouettes bleues s'agitent. La bonne humeur est de mise. Tous les personnels sont à leur poste, dans les bureaux et le hangar, toujours dans l'attente d'une mission.

 

La vie de la SAG

Une quinzaine d'hommes travaillent à la SAG de Dijon, située dans l'enceinte de la Base Aérienne 102. Le hangar est aménagé pour recevoir deux machines. Les bureaux du rez de chaussée, situés au fond du hangar, sont réservés à la partie mécanique. Au premier étage se trouvent notamment les salles des opérations et de repos.

Un tiers des hommes sont des pilotes, un tiers des mécaniciens, tous navigants, et le dernier tiers est constitué de gendarmes chargés de l'administration et de l'avitaillement. Trois personnes sont à la tête de ce dispositif. Le capitaine Lefour, commandant de la section assure le contrôle de l'unité. Sous ses ordres, le chef pilote est principalement en charge de la mise en œuvre opérationnelle des appareils et de la gestion des missions, et le chef de piste, adjoint de la section, gère le parc et l'aspect technique de la mise en œuvre des machines. Leur secteur habituel d'intervention recouvre les départements de la Bourgogne et de la Franche Comté, mais sur demande ou sur nécessité, ils peuvent intervenir sur les secteurs limitrophes.
Chaque année, environ 700 heures de vol sont allouées à la SAG de Dijon. 10 % sont réservées à l'entraînement des équipages.
Cependant, les demandes d'interventions sont tellement fréquentes que la priorité est donnée aux opérations réelles. Le maintien des compétences a donc souvent lieu lors de ces interventions.
La répartition des missions opérationnelles a lieu comme suit : depuis début 2002, 50% du temps de vol est effectué dans le cadre des missions de secours. Par machine, il s'agit pour 80 heures de recherche de personnes, et pour 80 autres, d'évacuations sanitaires. Les missions de police judiciaire (aide aux services d'enquêtes, homicides, accidents graves…), et de police administrative (surveillance générale, maintien de l'ordre, grands rassemblements…) occupent chacune un quart de ce temps.
Chacun des hommes a au sol des tâches qui lui sont propres : parmi le personnel au sol, certains assurent un rôle de secrétaire, de magasinier, de chauffeur de véhicules… Les navigants se consacrent à la gestion, la mise à jour des différents documents et des fameuses "forms" qui permettent de suivre chaque machine. Les mécaniciens dans la Gendarmerie ont cette particularité, outre les opérations de maintenance sur les machines, ils assurent de nombreuses tâches en vol.


Spécificités du mécanicien

Les "mécaniciens de bord - navigateurs - treuillistes", un titre qui en dit long sur leurs fonctions, connaissent leur machine sur le bout des doigts, et pour cause ! Non seulement ce sont eux qui les entretiennent au sol, mais ils sont systématiquement à bord en vol. Avec ironie, certains d'entre eux s'assimilent au poulpe : leurs bras traînent un peu partout en même temps !


©Section Aérienne Gendarmerie

Au sol, ils assurent l'entretien général de la machine. Leur objectif est de remettre les machines en conditions de vol afin de les rendre disponibles dans les meilleurs délais. La visite des 25 heures de vol donne la mesure des contrôles effectués : tous les éléments mécaniques, électroniques… de la machine sont vérifiés dans le moindre détail. Les visites des échelons 1 et 2, voire 3, sont réalisées sur place. Des inspections techniques s'assurent chaque année du degré de compétence de "la piste". Lorsqu'un vol est déclenché, ils doivent configurer la machine (double commandes, évacuation sanitaire…) et assurer les visites avant et après vol. Les mécaniciens " cellule et moteur " et les mécaniciens " avionique " ont à leur disposition les bulletins techniques gendarmerie et bien sûr toutes les mises à jour constructeur.
Un mécano nous confiait : "En vol, tout est basé sur la complémentarité de l'équipage, et la sécurité est la base de notre travail. D'ailleurs, les équipages ne sont pas fixes, chaque mécano est amené à travailler avec

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