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BIERSET
Base majeure de l'Aviation Légère de la Force
Terrestre Belge

©Groupement
d'Aviation Légère
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MISSION ANTI-CHAR -
Huit
heures quarante cinq, base de Bierset, près de Liège,
l'adjudant Dupont qui sera notre guide pour la journée
nous prend en charge. Après avoir rempli les formalités
d'usage, nous pénétrons dans l'antre de l'Aviation
Légère de la Force Terrestre Belge. Nous passons
devant la ligne de vol. Les pistards s'affairent autour de trois
Agusta 109 BA. Nous entrons dans les locaux de l'ancienne 17ème
brigade HATK, comprenez anti-char, devenue dernièrement
17ème Brigade Multirôle.
Au bar du 17ème Bataillon MRH,
une poignée d'hommes en tenue de vol boivent une tasse de
café. Ils viennent d'assister au briefing météo
du matin : le temps est couvert mais rien ne leur interdit de voler.
Le Capitaine Mignolet demande à ses hommes de rejoindre la
salle de briefing. Dans une ambiance détendue mais studieuse,
les équipages s'installent en demi-cercle au fond de la salle.

En sa qualité de commandant de
compagnie, il choisit les caractéristiques de la mission
et en définit le scénario. Ce qu'il recherche avant
tout, c'est à confirmer les connaissances et le savoir-faire
de ses hommes dans un cas de figure collant à l'actualité,
au cas où
Une carte est fixée au tableau. Des
frontières fictives y sont tracées, de grandes flèches
rouges n'indiquent rien de bon pour le pays de Goodland, en faveur
duquel interviendra la compagnie.
Badland lance donc une invasion. Zotreland, un pays aux frontières
communes adopte une attitude neutre. Le cadre géopolitique
est campé. Les pilotes sont visiblement coutumiers de ce
genre d'agression. Débute alors la description de la tactique
employée par " les méchants " : deux échelons,
attaque frontale d'une position amie, puis infiltration. La mission
consistera à intercepter une colonne de ces blindés.

©Groupement
d'Aviation Légère
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Le
type de menace pour les A 109 est clairement identifié :
blindés type pacte de Varsovie (T-55, BTR
), défense
aérienne absente, jamming (ou brouillage)
Le Killing
Ground est situé autour d'Ambly. Il s'agit d'une zone autour
de laquelle se positionnent les hélicos d'attaque, se tenant
prêts à y engager sur ordre les cibles qui leur sont
assignées. Voici comment la compagnie manuvrera. Dans
un premier temps, le capitaine Mignolet décollera pour un
vol de reconnaissance qui lui permettra plus tard de préciser
des points particuliers à ses pelotons.
Les deux pelotons de 3 hélicos
qu'il dirige, représentés chacun par un appareil pour
la mission, prendront l'air après 30 minutes et rejoindront
leur commandant en un lieu désigné par transmission
cryptée, afin qu'ils prennent connaissance des observations
du leader. Ils mèneront alors leur propre reconnaissance
et définiront avec une grande précision les lieux
qu'eux, ou leurs ennemis, seront susceptibles d'occuper. Puis retour
à la base.
Une heure avant que la colonne ennemie atteigne le Killing Ground,
le capitaine Mignolet sera prévenu par le commandement ami
qui aura accepté le plan d'action qui lui a été
présenté. Il décollera alors pour observer
la progression de ses cibles. A 11h50 Zoulou, les deux pelotons
se tiendront prêts à décoller sur ordre, ou
quoi qu'il en soit décolleront à 12h10 Zoulou pour
se rendre à leur Point d'Attaque.

©Groupement
d'Aviation Légère
Aucun missile TOW II ne sera tiré
: des miroirs positionnés sur le toit des véhicules
de l'armée Belge permettront de définir par simple
réflexion du faisceau si la cible est détruite. Les
équivalences entre matériel sont définies,
et par exemple, un Mercedes Unimog ne devra plus être nommé
que T-55. En cas d'avarie, les hélicos assureront leur self-rescue
(assistance mutuelle autonome). Sont enfin donnés la marche
à suivre en cas d'attaque, les fréquences de transmission,
les mots code. Aucune question : la présentation de la mission
est exhaustive.
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