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BIERSET
Base majeure de l'Aviation Légère de la Force Terrestre
Belge

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VISITE DE LA BASE -
Historique
L'aérodrome de Bierset est occupé
depuis 1922 par des militaires, à tour de rôle ou simultanément
avec les civils, au rythme des disparitions ou mouvements des unités
militaires. Le premier occupant fut l'aéronautique militaire
avec des DH-4 et DH-9.
En 1940, 54 missions de guerre avaient
été effectuées à partir de la plate
forme. Ce sont ensuite des appareils américains qui la réoccupèrent.
Dès 1954, la base vit au rythme des réacteurs. Le
locataire le plus célèbre de la base de Bierset fut
le Mirage V. De 1971 à 1993, ces appareils auront laissé
de nombreux souvenirs tels de nombreuses alvéoles, de vastes
parkings (et donc de grandes distances à parcourir pour aller
d'un point à un autre), et les shelters (hangarettes durcies)
qu'occupent aujourd'hui les A 109. L'histoire de la Force Aérienne
est intimement liée à celle de la base, et si un F-16
bat des ailes en verticale piste, c'est un ancien des Mirage ! En
1955, la 255ème Compagnie de Maintenance ouvre le bal de
l'arrivée des unités de la Force Terrestre sur la
base.
L'Aviation Légère en est une composante dont la 6ème
Escadrille d'Observation (1916-1926) est la souche. Il faudra attendre
1947 pour que soit recréée la première escadrille
au nom changeant fréquemment. 1951, deux Auster furent les
premières montures de la 15ème Escadrille. Elle s'installa
en Allemagne, rejointe par la 16ème Escadrille. 1954 est
une date-clé : la dénomination d'Aviation Légère
apparaît, et les unités sont dotées de Piper
Cub.
Voici les événements qui
permirent ensuite de donner à l'Aviation Légère
son profil actuel : 1959, la première Alouette II est affectée
à la 16ème ; 1960, acquisition d'avions Dornier DO
27 aux capacités STOL (décollages et atterrissages
courts), et premières opérations extérieures
pour les Alouette au Rwanda ; 1976, remplacement des Dornier par
des BN 2B ; 1988, décision d'acheter les Agusta 109, dont
28 seront aptes à l'attaque antichar, les livraisons débutent
en 1991. Cette même année, l'ensemble des moyens opérationnels
de l'Aviation Légère sont regroupés à
Bierset. 888 militaires et 13 civils y sont employés.
Service
météo
Ce sont
des hommes vêtus de bleu qui occupent les lieux : le service
est géré par des hommes de l'Armée de l'Air
Belge. Ce service est autonome et dispose de ses propres moyens
d'observation. Bien entendu, l'unité est reliée via
Intranet au réseau militaire, et surtout au réseau
global, dont ils constituent un maillon essentiel. Des hommes de
deux spécialités complémentaires coopèrent.
Les Observateurs font l'état des lieux du ciel, pression,
vents, couverture nuageuse
à chaque altitude. Ils
sont un maillon du réseau international et transmettent d'autant
plus fréquemment les données que la météo
est instable.
C'est aussi à eux que revient la tâche de traduire
ces données avec des codes simples et directement utilisables
: par exemple, la situation sur base sera représentée
par un code de couleur, du bleu au rouge, qui traduira directement
le plafond, la visibilité
et donc les conditions ou
l'impossibilité de vol.
Les prévisionnistes quant à
eux ont la charge de lire ces informations pour envisager les évolutions
probables. Bien entendu, ils adaptent leurs informations à
leurs " clients ". " Proposer une route météo
pour un pilote d'hélicoptère, ou répondre à
la nécessaire précision d'une opération para-commando
ne fait pas appel aux mêmes éléments. L'objectif
est de proposer des renseignements directement utilisables et à
cette fin, un briefing météo est proposé chaque
matin de manière simple. Si la mission programmée
nécessite de plus amples informations, les personnes intéressées
viennent directement nous consulter. ", nous confie le chef
du service.

Le travail débute dès
4h30, heure ou le maximum de données arrivent. Deux heures
au moins sont nécessaires afin de traiter les informations.
Le briefing météo doit être prêt à
8 heures. Il présentera sur support rétroprojecteur
une idée générale de la situation climatique
ainsi qu'une coupe verticale de la météo locale en
fonction de l'altitude, l'altitude 0° au-dessus de laquelle
il y a risque de gel (primordiale pour les pilotes), la situation
des vents de surface et en altitude et enfin, la situation en Europe
avec les codes couleurs. " Aujourd'hui, on ne peut pas voler
en Allemagne ! ".
Tour de contrôle
Située du côté Sud de la piste, du côté
des installations civiles, elle culmine à 37 mètres.
Gérée par les militaires de jour et lors des missions
nocturnes, les civils prennent le relais pour gérer la cinquantaine
de mouvements de fret quotidiens. La vue sur les deux pistes de
3300 et 2800 x 45 mètres ainsi que sur les vastes parkings
est imprenable ! Un contrôleur sol gère les mouvements
des avions au roulage ou des véhicules de piste et de sécurité.
Un second assure à partir du circuit d'attente, l'approche,
y compris en vol aux instruments jusqu'à 2500ft. C'est lui
qui autorise les décollages et atterrissages. Enfin, un troisième
gère la zone d'attente entre 2500 et 5500 ft ainsi que les
transitions au-dessus du terrain. Il existe aussi une position de
réserve et un chef de quart qui s'assure chaque jour du bon
déroulement des 400 mouvements.
Prochainement, un radar principal sera
installé et le contrôleur associé intégrera
l'équipe. Pour le moment, c'est le centre de contrôle
de Bruxelles qui transmet les images radar.
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