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Laurent Prevel est un passionné d'aviation. Comme beaucoup,
il ne sait pas expliquer cette attirance pour tout ce qui vole.
Etre aujourd'hui pilote professionnel a été le fruit
de nombreux efforts et sacrifices. Voici le parcours mouvementé
d'un homme motivé.
" J'ai
toujours levé le nez au moindre vrombissement. A 5 ans, je
demandais à mes parents de m'emmener voir des avions, ce
qu'ils ont fait. Je me rappelle avoir touché un vieux planeur
jaune à Pau. A 12 ans, j'ai eu la chance qu'un cousin, pilote
professionnel, me permette de le suivre en vol le dimanche. Par
la suite, mes jobs de vacances m'ont permis de m'offrir le brevet
de planeur avant le permis de conduire ! "
Laurent
Prevel nous confie que le métier de pilote professionnel
lui semblait exclusivement réservé à ceux qui
empruntaient la grande porte. Il a alors rencontré à
l'aéroclub du Béarn, un pilote d'Air Inter, un autodidacte.
Celui-ci lui a permis d'entrevoir l'autre solution : l'apprentissage
autonome en école de pilotage. " Pendant ma première
année de BTS, j'ai passé la visite médicale
: j'étais apte à être pilote de ligne ".
Premier brevet
avion en 87-88
" aux dépens de mes études
! ", nous avoue Laurent Prevel. " La période
était à l'embauche, mais je ne pouvais pas alors investir
assez d'argent ". S'en est suivi le service militaire
dans la Marine, et quelques vols d'opportunités depuis l'aéroclub
de Lann Bihoué. Alors, pendant 9 ans, L.P. a occupé
un emploi de technicien dans une entreprise de transformation de
matières plastiques.
" Durant ce temps, j'ai surtout volé en planeur et
en remorquage. En 91, j'ai voulu goûter à autre chose.
A Pau, avec deux amis, nous nous sommes lancés dans la voltige.
Notre monit' nous a entraînés pour la compétition
et j'ai pu tâter du Pitts, un avion qui apprend la rigueur
à l'atterrissage. L'un de mes amis était Eddy Dussau,
devenu par la suite champion de France ".
L.P. a alors
préparé le théorique PP IFR, a passé
son brevet sur Cessna Centurion, surnommé " le gros
camion " en 93
Ses
nombreuses candidatures n'ont pas abouti. C'est sans doute grâce
à son épouse qu'il a su retrouver sa motivation :
cette baisse de régime ne pouvait signifier l'abandon d'une
passion. " Je me suis replongé dans les livres et
j'ai autofinancé ma formation par pallier. Fin 97, j'étais
qualifié pour le travail en équipage et sur Cheyenne.
En 98, pilote est enfin devenu mon métier : j'étais
intérimaire payé à l'heure de vol chez Locavic
aéro service : un premier pied à l'étrier !
En 1 an et 300 heures, je suis passé commandant de bord.
J'ai ensuite travaillé pour Air Normandie sur Jetsream 31
en transport régional. La société a déposé
le bilan et j'ai subi un an de chômage. Ma première
entreprise paloise m'a repris pour 6 mois. Ce fut la période
de mes premiers contacts chez Air Bor. J'ai intégré
l'équipe et me suis reformé à l'IFR que je
n'avais plus pratiqué. Aujourd'hui je suis commandant de
bord sur Cheyenne III, un excellent avion ".
Laurent Prevel
totalise environ 2000 heures de vol. Son travail chez Air Bor est
plaisant et varié. " Nous allons partout et nous
réalisons tous types de missions. Ce dont je suis le plus
fier est notre rôle dans le transport urgent d'organes ".
Laurent Prevel peut aujourd'hui affirmer avec fierté qu'il
a réussi à faire de sa passion un métier.
Lien
AIR BOR : Air Bor est une école de pilotage, un atelier
de maintenance aéronautique et une société
de transport public, fret et passagers.
Son parc compte, outre les avions légers destinés
à l'écolage de base, des bimoteurs Beech 90 King Air
et Piper PA 31 Cheyenne, dont un superbe Cheyenne III, rarissime
en France.
Outre les vols d'affaire et le transport de fret urgent ou les évacuations
sanitaires, la société Air Bor est fière de
faire partie de la chaîne de France-Transplant dans les missions
de transport d'organes.
AIR BOR
Aéroport DIJON Bourgogne
21600 LONGVIC
Tel. : 03
80 65 25 55
Fax : 03 80 66 67 66
Parcours
de pilote mis en ligne le 15/12/2002
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